par Franck Chatelier | Sep 29, 2026 | Aides
Plusieurs dispositifs de soutien restent accessibles aux exploitants agricoles en cette fin d’année 2026. Dates limites, conditions d’accès, démarches à effectuer… Voici un rappel des principales aides actuellement ouvertes pour ne manquer aucune opportunité.
Aide GNR : les échéances à retenir
Les demandes de prise en charge relatives aux factures de carburant se poursuivent :
- Facture d’août 2026 : demande à déposer avant le 31 octobre 2026
Le dispositif devrait être prolongé jusqu’à la fin de l’année 2026.
Les consommations des mois de septembre et octobre 2026 feront également l’objet d’une prise en charge.
Les demandes doivent être effectuées sur le portail Chorus Pro.
Aide engrais : des conditions plus favorables
Le dispositif d’aide destinée à compenser une partie des dépenses liées aux engrais azotés évolue favorablement :
- L’ensemble des factures jusqu’au 31 décembre 2026 sont éligibles
- Le seuil minimum de versement passe de 750 € à 350 €, permettant ainsi à davantage d’exploitations de bénéficier du dispositif
- Un justificatif de paiement doit être fourni
- Le principe du « premier dossier déposé, premier dossier servi » demeure applicable
Les demandes sont à réaliser sur l’espace FranceAgriMer.
Fonds de réarmement agricole : une aide exceptionnelle pour les exploitations fragilisées
Face aux conséquences des épisodes caniculaires de 2026, l’État déploie un Fonds de réarmement agricole destiné aux exploitations rencontrant des difficultés économiques et de trésorerie.
En Pays de la Loire, plus de 16,3 millions d’euros sont mobilisés pour accompagner les agriculteurs les plus fragilisés.
Les demandes d’aide peuvent être déposées du 21 septembre au 4 octobre 2026 via une démarche en ligne sur le site demarche.numerique.gouv.fr
par Franck Chatelier | Sep 29, 2026 | Actualité Générale
Pour changer notre regard, nous pouvons commencer par changer les mots que nous utilisons. Au lieu de parler d’entreprise agricole en difficulté, nous pourrions plutôt parler d’entreprise rencontrant une difficulté.
En effet, lorsque l’on évoque les difficultés d’une entreprise, de nombreux chefs d’entreprise pensent immédiatement à des situations extrêmes : perte de l’entreprise, dépôt de bilan, échec ou encore honte. Ces mots font peur.
Pourtant, tout chef d’entreprise sait que la vie d’une entreprise ne suit jamais une trajectoire linéaire. Elle évolue par cycles, avec des phases de croissance, de ralentissement, d’adaptation et de renouveau. Toute entreprise a vécu ou vivra tôt ou tard une difficulté.
Les aléas font partie de la vie d’une entreprise
Une entreprise agricole rencontrant une difficulté est avant tout une entreprise confrontée à une situation ponctuelle :
- Un problème sanitaire
- Des contraintes climatiques
- Une hausse brutale des charges
- La perte d’un client stratégique
- Une difficulté sociale : arrêt de travail, conflit
Ces événements peuvent fragiliser une entreprise même lorsqu’elle est saine et bien gérée.
Ils peuvent entraîner :
- Des tensions de trésorerie
- Des échéances fiscales ou sociales difficiles à honorer
- Des relations plus compliquées avec les partenaires
Face à la difficulté, trois réactions sont possibles
Lorsqu’une difficulté survient, le chef d’entreprise a généralement trois options :
- Subir et espérer que la situation se résolve d’elle-même
- Tenter de s’en sortir seul, au prix de sacrifices personnels, financiers et humains
- Ou réagir rapidement et se faire accompagner
Être accompagné : une décision de gestion
Contrairement aux idées reçues, être accompagné lorsqu’une entreprise rencontre une difficulté ne signifie pas préparer un dépôt de bilan.
Il existe de nombreux dispositifs mobilisables dès les premiers signes d’alerte. Souvent méconnus, ils permettent d’enrayer une difficulté avant qu’elle ne s’aggrave et qu’elle ne conduise au dépôt de bilan.
Être accompagné n’est pas un aveu d’échec. C’est au contraire une décision de gestion responsable qui permet de préserver les marges de manœuvre de l’entreprise.
L’expertise Cerfrance à votre service
À la moindre difficulté, parlez-en à un conseiller Cerfrance, qui pourra vous aider à identifier les solutions les plus adaptées à votre situation.
Dans les prochaines semaines, au travers d’une série d’articles, nous vous proposerons de découvrir concrètement les dispositifs qui peuvent être mobilisés.
par Franck Chatelier | Sep 28, 2026 | Volaille
Les éleveurs de volailles ayant subi un arrêt prolongé de production en raison des mesures sanitaires liées à l’épisode d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) 2025-2026 peuvent désormais solliciter une indemnisation économique mise en place par FranceAgriMer.
Qui est concerné par l’indemnisation IAHP 2025-2026 ?
Ce dispositif s’adresse aux éleveurs de volailles situés dans les zones réglementées ayant subi des restrictions de mise en place ou de mouvements à compter du 1er août 2025 et ayant connu un vide sanitaire prolongé.
Dates de dépôt des demandes
Les demandes devront être déposées exclusivement en ligne sur la plateforme PAD de FranceAgriMer au plus tard le 6 novembre 2026 à 14h00.
Accompagnement Cerfrance
Les équipes Cerfrance assureront l’accompagnement des adhérents dans la constitution de leur dossier et la réalisation de l’attestation comptable obligatoire. Compte tenu du calendrier des dossiers de demandes d’indemnité actuellement en cours, les collaborateurs Cerfrance pourront débuter le traitement des dossiers IAHP à compter du 8 octobre 2026.
Afin de garantir la prise en charge de votre demande dans les meilleures conditions et de respecter les délais de dépôt, nous vous invitons à transmettre dès que possible l’ensemble des pièces justificatives à votre interlocuteur habituel.
par Franck Chatelier | Sep 28, 2026 | Bovin Laitier
En élevage allaitant, les vaches mères et les taureaux constituent le cœur de l’outil de production. Pourtant, lorsqu’on parle d’investissements, on pense souvent d’abord aux bâtiments ou au matériel.
Or, un troupeau reproducteur représente un capital conséquent. Comme un tracteur ou un bâtiment, un animal reproducteur a une durée de vie limitée. C’est pourquoi son coût peut être réparti sur plusieurs années grâce à l’amortissement des élevages allaitants.
Amortissement des élevages allaitants : un principe simple
L’amortissement consiste à répartir le coût d’acquisition de l’animal (achat) ou les frais d’élevages nécessaire jusqu’à la phase de reproduction sur sa durée de vie dans l’élevage.
Cette pratique permet de mieux refléter la réalité économique de l’exploitation et d’anticiper les charges.
Quels animaux peuvent être amortis en élevage allaitant ?
Dans les élevages allaitants, peuvent être amortis :
- Les vaches mères achetées
- Les génisses produites ou achetées destinées à la reproduction
- Les taureaux reproducteurs
Les animaux destinés à être vendus, engraissés ou commercialisés restent en stock et ne sont pas concernés par l’amortissement.
Quelle durée d’amortissement retenir ?
La durée doit être cohérente avec les pratiques de l’élevage. Dans les troupeaux allaitants, on retient :
- 7 ans pour une vache mère
- 5 ans pour un taureau
Attention lors de la réforme
Lorsqu’une vache ou un taureau est vendu en réforme, il faut tenir compte de la valeur restante.
Selon le prix obtenu et les amortissements déjà pratiqués, il sera constaté une plus-value professionnelle. Cette dernière est à bien appréhender lors des années de renouvellement important ou lorsque les cours des animaux de réforme évoluent fortement.
Le conseil de l’expert
Dans les élevages allaitants, le renouvellement des vaches mères et le choix de l’amortissement représentent des enjeux économiques et fiscaux majeurs, qui nécessite un suivi rigoureux mais essentiel.
Nos conseillers Cerfrance Vendée peuvent vous accompagner pour mesurer les impacts de cette évolution.
par Franck Chatelier | Sep 28, 2026 | Actualité Générale
L’Établissement public du Marais poitevin (EPMP), en sa qualité d’Organisme Unique de Gestion Collective (OUGC), lance la campagne de recensement des besoins en eau pour la campagne d’irrigation 2027, couvrant la période du 1er avril 2027 au 31 mars 2028.
Qui est concerné ?
En Vendée, tous les exploitants agricoles situés sur le bassin d’alimentation de la Baie de l’Aiguillon sont concernés, quelle que soit l’origine de l’eau utilisée pour l’irrigation :
- Forage
- Prélèvement en cours d’eau
- Réserve de substitution
- Réserve collinaire
Une déclaration obligatoire avant le 2 novembre 2026
Les irrigants doivent transmettre leur demande de volume d’eau avant le 2 novembre 2026.
Cette démarche est indispensable : seuls les exploitants ayant déposé une demande pourront bénéficier d’une autorisation d’irrigation pour la campagne 2027.
Quels volumes d’eau déclarer ?
Les besoins à recenser concernent :
- Les volumes nécessaires à l’irrigation estivale 2027
- Les besoins de remplissage hivernal des réserves pour la période 2027-2028
- Les éventuels forages destinés au remplissage des ouvrages de stockage
Comment effectuer sa demande ?
La demande peut être réalisée :
- En ligne
- Ou via un formulaire papier à transmettre à la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire, qui intervient comme OUGC délégué sur le territoire vendéen.
Les exploitants concernés sont invités à anticiper leurs démarches afin de garantir la prise en compte de leurs besoins en eau pour la campagne d’irrigation 2027.