Convention Collective Nationale Agricole : repositionnez vos salariés facilement
Une nouvelle convention collective nationale agricole entre en application au 1er avril prochain et implique plusieurs changements.
La nouvelle convention collective nationale agricole
Elle a pour but d’harmoniser les pratiques dans la gestion des salariés en définissant un cadre commun à toutes les entreprises de la production agricoles et des CUMA.
Parmi les principaux changements, elle instaure une nouvelle classification des emplois et une nouvelle grille unique des salaires.
Découvrez les principales mesures dans cette vidéos :
Les premiers changements de cette convention collective nationale agricole
Attention: Les informations relatives au repositionnement des emplois (palier, coefficient, taux horaire, CSP) doivent obligatoirement figurer dans vos bulletins de salaire du mois d’avril.
Pour vous aider à réaliser ces démarches facilement et dans les délais, nous vous proposons une solution digitale complète qui vous permet en seulement quelques clics de :
Cette solution vous est proposée au tarif de 90 €HT pour 1 salarié + 30 €HT par salariés supplémentaires. Les apprentis et mandataires ne sont pas concernés par cette nouvelle classification.
Adhérents Cerfrance : Elle est accessible depuis votre espace client Cerfrance Connect, rubrique Saisie > Social > Outil Convention Collective Nationale Agricole.
Des questions sur cette nouvelle convention ou cet outil ? Contactez Kevin Tortil (Directeur du service Employeurs Cerfrance Vendée) au 02 51 24 42 42.
Kevin Tortil – Directeur du service Employeurs à Cerfrance Vendée
Un temps fort ouvert de manière exceptionnelle à tous !
Chaque année, nous organisons pour nos délégués et nos partenaires, un temps fort. Nous leur présentons les résultats économiques agricoles des exploitations vendéennes 2020. Cette année, ce temps fort a lieu en format digital. Il est donc exceptionnellement ouvert à tous sur inscription : Jeudi 8 avril 2021 de 10h à 12h.
Au programme : Jeudi 8 avril 2021 de 10h à 12h
Les résultats économiques 2020 des exploitations agricoles vendéennes : présentation, analyse et perspectives
Les conseillers spécialisés Cerfrance vous présenteront, par filière, les résultats économiques des exploitations Vendéennes. Par ailleurs, nos partenaires, spécialistes du monde agricole, apporteront leurs éclairages sur ces résultats.
L’ASP contrôle les mesures MAEC et AB engagées depuis 2015. Elle sollicite un remboursement aux agriculteurs en cas de modification.
PAC : Contrôle des engagements MAEC et AB
Contractualisés par un cahier des charges, les engagements MAEC et AB doivent être respectés durant cinq ans. Dans le cas de non respect ou de modification des critères, l’ASP recalculera l’aide et sollicitera un remboursement.
L’ASP demande des remboursements :
Plusieurs agriculteurs ont réceptionné fin février un courrier de l’ASP notifiant une demande de remboursement. En effet, l’ASP à contrôler les éléments suivants : – Surfaces résiliées – Retournement interdit de prairie permanente – Etc.
Un exemple de déclaration MAEC modifiée
Par exemple, si l’agriculteur a déclaré 4ha40 de surfaces en MAEC en 2015 mais qu’il a retiré 0ha40 lors de la campagne 2018, alors son montant d’aide se revalorise à la baisse pour 2018 et sur les années précédentes (2015, 2016 et 2017).
Ce réajustement concerne toutes les campagnes PAC des cinq années d’engagement
Ce réajustement concerne toutes les campagnes PAC des cinq années d’engagement. Les montants dus seront déduits des virements des campagnes en cours ou à venir.
Les exploitants recevront, sur leur compte TéléPac, un courrier de fin de campagne qui indique l’explication de cette perte (surface globale retranchée par exemple). Dans le cas où le montant à rembourser à l’ASP est supérieur à 500€, l’aide MAEC/AB en cours sera bloquée. La DDTM devra alors faire une nouvelle instruction du dossier.
Un ciseau des prix nettement défavorables aux producteurs de porcs en ce début d’année 2021.
Alors que les prévisions début 2020 était optimistes avec une forte demande de la chine, la COVID et la peste porcine en Allemagne sont venues perturber fortement les équilibres.
Le marché allemand s’est effondré avec tout d’abord des fermetures d’abattoirs liées à la COVID puis l’apparition de la fièvre porcine. Ce dernier facteur a entrainé la fermeture des frontières pour le porc allemand et une pression supplémentaire du porc allemand sur le marché Français.
La demande chinoise reste forte mais bénéficie surtout aux producteurs espagnols.
Le marché français reste donc assez atone et la reprise printanière se fait attendre.
Chute des prix à partir de mai 2020
Un niveau de marge correcte pour les clôture de décembre 2020 mais qui est inférieur à 2019
Le prix payé (Prix de Base + Plus-Value) sur 12 mois pour les clôtures de septembre 2020 atteint 1.56 € soit -0.09 ct / 2019. Dans un contexte d’amélioration technique et un prix d’aliment légèrement en hausse (augmentation sensible seulement en fin d’année et plusieurs éleveurs utilisant leurs céréales dans l’échantillon), la marge brute est proche de 1 050 € / truie pour les NE en Vendée.
La baisse / 2019 est de l’ordre de 250 € / truie soit 37 500 € pour un élevage de 150 truies NE mais elle reste supérieure de 100 € / moy sur 5 ans.
Le prix payé s’établit environ 0.11 €/kg au-dessus du coût de revient moyen. Les années 2019 et 2020 ont permis de consolider les trésoreries après une période 2015-2018 assez difficile.
Quels enjeux pour la filière demain ?
Hausse du coût de revient : un effet sur les prix ?
La forte hausse de l’aliment (+ 10 % sur les derniers mois) représente au moins 0.07 ct / kg sur le coût de revient. Il est donc primordial dans un contexte difficile de répercuter ces hausses sur le prix payé aux éleveurs. La loi EGALIM ne semble pas avoir apporté de solution sur ce point et le contexte des négociations semble encore une fois très défavorable pour la production.
Quelle évolution de l’équilibre du marché
En 2020, la consommation des ménages a progressé de 6 % mais elle n’a pas compensé la baisse de consommation Hors Foyer avec une baisse globale de consommation de – 1 %. Le cheptel européen est stable avec une baisse en Allemagne mais une forte hausse en Espagne. Le volume produit progresse avec la hausse de la productivité / truie. La chine reconstitue son cheptel à marche forcée. La question est comment réorienter à moyen terme les volumes qui étaient exportés depuis quelques années.
Une situation sanitaire qui reste fragile
La France a été épargnée pour le moment par la peste porcine mais elle reste fragile. Les éleveurs vont investir pour se protéger par des clôtures et un renforcement des consignes.
Une différenciation des débouchés
Les opérateurs locaux ont mis en place des signes de qualité afin de se différencier par rapport à un marché standard très concurrentiel et se détacher du prix au cadran très volatil. Au niveau local, des productions label sur paille ou bio se développent mais elles représentent encore des volumes assez faibles.
La question à moyen terme pour les éleveurs est d’investir pour moderniser les élevages ou de préparer la vente de leur exploitation pour certains. La transmission de l’activité naissage reste difficile par le manque de compétence locale et la nécessité de moderniser les outils. Le manque de visibilité sur l’évolution du marché est un frein mais certaines exploitations présentent des résultats techniques très encourageants qui ont permis de réduire les coûts de production et de dégager des capacités d’investissements.