Les éleveurs de volailles ayant subi un arrêt prolongé de production en raison des mesures sanitaires liées à l’épisode d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) 2025-2026 peuvent désormais solliciter une indemnisation économique mise en place par FranceAgriMer.
Qui est concerné par l’indemnisation IAHP 2025-2026 ?
Ce dispositif s’adresse aux éleveurs de volailles situés dans les zones réglementées ayant subi des restrictions de mise en place ou de mouvements à compter du 1er août 2025 et ayant connu un vide sanitaire prolongé.
Dates de dépôt des demandes
Les demandes devront être déposées exclusivement en ligne sur la plateforme PAD de FranceAgriMer au plus tard le 6 novembre 2026 à 14h00.
Accompagnement Cerfrance
Les équipes Cerfrance assureront l’accompagnement des adhérents dans la constitution de leur dossier et la réalisation de l’attestation comptable obligatoire. Compte tenu du calendrier des dossiers de demandes d’indemnité actuellement en cours, les collaborateurs Cerfrance pourront débuter le traitement des dossiers IAHP à compter du 8 octobre 2026.
Afin de garantir la prise en charge de votre demande dans les meilleures conditions et de respecter les délais de dépôt, nous vous invitons à transmettre dès que possible l’ensemble des pièces justificatives à votre interlocuteur habituel.
En élevage allaitant, les vaches mères et les taureaux constituent le cœur de l’outil de production. Pourtant, lorsqu’on parle d’investissements, on pense souvent d’abord aux bâtiments ou au matériel.
Or, un troupeau reproducteur représente un capital conséquent. Comme un tracteur ou un bâtiment, un animal reproducteur a une durée de vie limitée. C’est pourquoi son coût peut être réparti sur plusieurs années grâce à l’amortissement des élevages allaitants.
Amortissement des élevages allaitants : un principe simple
L’amortissement consiste à répartir le coût d’acquisition de l’animal (achat) ou les frais d’élevages nécessaire jusqu’à la phase de reproduction sur sa durée de vie dans l’élevage.
Cette pratique permet de mieux refléter la réalité économique de l’exploitation et d’anticiper les charges.
Quels animaux peuvent être amortis en élevage allaitant ?
Dans les élevages allaitants, peuvent être amortis :
Les vaches mères achetées
Les génisses produites ou achetées destinées à la reproduction
Les taureaux reproducteurs
Les animaux destinés à être vendus, engraissés ou commercialisés restent en stock et ne sont pas concernés par l’amortissement.
Quelle durée d’amortissement retenir ?
La durée doit être cohérente avec les pratiques de l’élevage. Dans les troupeaux allaitants, on retient :
7 ans pour une vache mère
5 ans pour un taureau
Attention lors de la réforme
Lorsqu’une vache ou un taureau est vendu en réforme, il faut tenir compte de la valeur restante.
Selon le prix obtenu et les amortissements déjà pratiqués, il sera constaté une plus-value professionnelle. Cette dernière est à bien appréhender lors des années de renouvellement important ou lorsque les cours des animaux de réforme évoluent fortement.
Le conseil de l’expert
Dans les élevages allaitants, le renouvellement des vaches mères et le choix de l’amortissement représentent des enjeux économiques et fiscaux majeurs, qui nécessite un suivi rigoureux mais essentiel.
Nos conseillers Cerfrance Vendée peuvent vous accompagner pour mesurer les impacts de cette évolution.
Afin de soulager la trésorerie des entreprises agricoles, l’État déploie une enveloppe de 10 millions d’euros dans le cadre de l’épizootie d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) 2025‑2026.
Calendrier et conditions d’éligibilité pour bénéficier de l’avance Influenza aviaire 2025‑2026
La demande d’avance Influenza aviaire 2025‑2026 est ouverte du 13 avril au 15 mai 2026 à 14h00.
Les critères d’éligibilité, identiques aux campagnes précédentes, sont les suivants :
Être exploitant agricole
Disposer d’un numéro SIRET actif
Exploiter au moins un bâtiment situé en zone réglementée
Avoir subi un vide sanitaire prolongé en raison des interdictions liées à l’IAHP 2025‑2026
Un courrier du mandataire en cas de procédure collective
Versement et obligations
Le paiement des avances interviendra à la clôture du dispositif, soit après le 15 mai 2026.
Tout dépôt d’avance devra obligatoirement être suivi d’une demande de solde. En cas d’avance supérieure à l’indemnisation finale, le trop‑perçu devra être remboursé.
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la cuniculture pour les années à venir.
L’année 2024 s’inscrit dans la continuité de ces dernières années avec une diminution progressive de la production et de la consommation de lapin.
En France, la consommation par habitant poursuit sa baisse de 4,8% en 2024 et s’établit à 300 g/an. Les ménages privilégient des viandes perçues comme plus faciles à cuisiner ou plus compétitives en prix, notamment le poulet et le porc.
La production française se contracte elle aussi, avec un recul du nombre d’élevages spécialisés et des abattages. Les coûts de production, les attentes sociétales en matière de bien-être animal et une rentabilité souvent insuffisante fragilisent la pérennité de la filière cunicole.
Les perspectives à moyen terme
Pour la France, les perspectives invitent à une restructuration profonde de la filière. Si la consommation continue de reculer et si la filière ne parvient pas à se repositionner face aux attentes sociétales, le nombre d’élevages spécialisés en lapins continuera sa diminution.
Les années 2025-2030 seront marquées par des défis importants : attractivité du métier, investissements nécessaires pour moderniser les élevages, gestion sanitaire, compétitivité face aux importations et volatilité du coût alimentaire.
Retrouvez ici l’analyse économique de nos experts et les perspectives de l’aviculture pour les années à venir.
Principales évolutions et dynamiques en 2024
La volaille devient la viande la plus consommée en France
En 2024, la consommation de viande de volailles (poulet, dinde, canard, etc.) a fortement progressé, ce qui permet à la volaille de détrôner le porc comme viande la plus consommée. Chaque Français aurait consommé en moyenne 31,6 kg de volaille sur l’année 2024.
Cette hausse reflète un changement durable des habitudes : la consommation de volailles a augmenté de 15 % depuis 2019.
La France est le 1er pays consommateur de volailles de l’Union européenne avec 2,16 millions de tonnes de volailles consommées en 2024.
Forte reprise de la production après la crise aviaire
Au niveau européen, la production de volaille repart aussi à la hausse — l’UE a enregistré une hausse des abattages de 4,7 % au premier semestre 2024.
La production nationale de volailles a nettement rebondi en 2024 (+12.1%), stimulée par un redressement après les troubles liés à l’influenza aviaire (IA) et grâce à des mesures sanitaires renforcées. Elle a ainsi retrouvé son niveau d’avant crise.
Des évolutions sur 5 ans contrastées selon les espèces : le rebond sur 1 an est particulièrement marqué pour les canards, durement touchés par l’épizootie. La production des canards reprend à +36, 8 % en 2024 vs 2023 mais reste inférieure de -13,9 % vs 2019. Mis à part le poulet, en progression de +10,6 % par rapport à l’année de référence 2019, toutes les autres volailles restent en retrait : -19,4 % pour la dinde, -24,3 % pour la pintade. Le poulet atteint une production record.
Les poulets prédominants dans la filière : plus de 7 volailles sur 10 produites en France. Le poulet représente 72 % des volailles élevées en France en 2024.
La dynamique du poulet standard profite au poulet sous signe de qualité. Les mises en place de poulets fermiers sous signes de qualité se stabilisent en 2024, -1% en élevage Label Rouge, +1% en bio par rapport à 2023. Et dans ce contexte, on note que les volumes de mises en place repartent à la hausse depuis 7 mois.
Un coût de production et des prix à la baisse → incitation à la consommation
En 2024, le coût des aliments pour volailles (céréales, tourteaux, etc.) a de nouveau baissé, ce qui a permis une réduction des coûts de production pour les éleveurs. Cette baisse (même si les prix restent globalement supérieurs à la moyenne 2019-2024) semble avoir favorisé une dynamique de consommation.
Les préférences des consommateurs : poulet avant tout, recherche de prix et simplicité
Une enquête de l’interprofession Anvol indique que les Français plébiscitent la volaille pour son bon rapport qualité/prix, sa facilité de cuisson, son goût, et l’image de “valeur sûre” qu’elle incarne. Le poulet représente l’essentiel de la consommation de volaille. Les autres volailles (dinde, canard, pintade, etc.) sont reléguées loin derrière en parts de marché.
Aspects critiques, fragilités et tensions
Autosuffisance insuffisante : des importations toujours massives
Malgré la hausse de la production, la demande intérieure reste largement couverte par des importations. En 2024, environ 4 volailles consommées sur 10 étaient importées. Cela illustre un déficit structurel de la filière nationale face à la demande croissante, ce qui pose des questions sur la souveraineté alimentaire.
Recul des productions “haut de gamme” (bio, label, diversification)
La part des volailles élevées en bio ou en filières “signes de qualité” reste très marginale (environ 1,2 % de la production avicole en 2024 selon Synalaf). Même si le nombre total de volailles bio “mises en place” a légèrement augmenté (+1 % vs 2023), la comparaison sur le long terme reste préoccupante : –33 % depuis 2019.
Déséquilibre entre demande (forte) et capacité de production (fragile)
Malgré le rebond, la production peine parfois à suivre la demande, notamment en poulet, ce qui laisse une part importante aux importations. Les prix peuvent être volatiles, liés aux coûts des aliments, aux aléas sanitaires, à la réglementation… Ce qui fragilise les éleveurs et la stabilité de la filière.
Enjeux pour l’avenir et leviers possibles
Développer la production nationale : réduction des importations, meilleure autosuffisance via la construction de poulaillers, c’est une des orientations que l’interprofession encourage.
Encourager la diversification pour ne pas se limiter au poulet : redynamiser les filières “secondaires” (dinde, canard, pintade, volailles festives), mais aussi les filières qualité / bio.
Miser sur la qualité et la transparence : bien-être animal, traçabilité, origine locale, des critères de plus en plus perçus comme importants par les consommateurs.
Gérer les risques sanitaires (influenzas aviaires, etc.) pour éviter de nouvelles crises ; maintenir les mesures de biosécurité.
Répondre aux attentes des consommateurs en matière de prix mais aussi d’éthique, d’environnement, de diversité alimentaire — ce qui exige peut-être un ajustement de la filière, mais aussi des politiques publiques adaptées
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production porcine pour les années à venir.
La France reste le troisième producteur européen de porc, derrière l’Espagne et l’Allemagne. Les abattages se sont stabilisés mais l’alourdissement des carcasses a permis de maintenir les volumes.
Sur le plan économique, l’année 2023 avait été marqué par une envolée des prix, conséquence de la baisse des abattages en Europe et des coûts alimentaires élevés. En 2024, la tendance s’inverse avec une stabilisation des volumes mais une nette baisse des prix. Le marché français reste fortement dépendant des échanges internationaux : environ 30 % de la production est exportée, tandis que 33 % de la consommation est importée.
En 2024, le porc a perdu sa place de première viande consommée en France, désormais devancé par la volaille. Ce basculement traduit une évolution durable des habitudes alimentaires des ménages. En 2025, les cours du porc continuent de reculer. Cette tendance ainsi que la pression sanitaire pèsent sur les élevages. En effet, la fièvre porcine apparaît chez nos voisins européens. Nos élevages français restent indemnes mais les mesures de prévention se renforcent dans nos campagnes.
Par ailleurs, la filière devra s’adapter à la pression croissante des consommateurs sur le bien-être animal. Les investissements dans la modernisation des élevages et la réduction des émissions seront déterminants.
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production caprine pour les années à venir.
Après une année 2023 encourageante, 2024 réamorce une baisse
En 2024, si le prix du lait progresse peu, des postes de charges varient beaucoup : le coût alimentaire retrouve un niveau plus bas et la hausse des charges de structure se poursuit sur certains postes (mécanisation, main d’oeuvre). Le revenu dégagé se retrouve ainsi à son plus bas niveau depuis 5 ans. Le contexte économique tend les trésoreries et amène à la prudence, avec un impact direct sur la baisse des investissements.
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production bovins allaitants pour les années à venir.
Une année 2024 qui confirme la tendance à des prix élevés.
Les cours des bovins restent soutenus, avec un JB Charolais à 5,23 €/kg et un JB Blond à 4,93 €/kg. Les vaches Blondes progressent à 6,09 €/kg (+0,35 €/kg par rapport à 2023).
Cette stabilité des prix ne compense pas totalement la hausse des charges fixes. La baisse des coûts d’aliments (231 €/VA contre 259 en 2023) et de fourrages (168 €/VA contre 222 en 2023) apporte un peu d’air, mais l’inflation sur les charges de structure (+41 €/VA) demeure conséquente.
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production laitière pour les années à venir.
Un exercice 2024 de transition, après 2 années exceptionnelles
L’année 2024 est marquée par une relative stabilité du prix du lait, une amorce de baisse du coût alimentaire, et une progression tendancielle des charges de structure. Le prix payé a amorcé une hausse sur fin 2024, en parallèle de la baisse de l’aliment et de la hausse du produit viande, tendances qui se sont poursuivies en 2025.
Point de vigilance toujours important face à l’inertie de la hausse des charges de structure, qui en 2024 dégrade les résultats des éleveurs laitiers, couplées à des marges culturales souvent catastrophiques.
L’enjeu de la sécurisation du revenu reste primordial face aux aléas du marché et climatiques.