Chèvre : un écart de 158€ sur la marge brute par 1 000L
Retrouvez ICI l’analyse détaillée du marché caprin 2019 en Vendée.
Pour rappel, les références économiques agricoles vendéennes sont disponibles ICI.
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L’Agence BIO gère le fonds de structuration des filières biologiques en France. Elle a pour objectif d’accompagner financièrement des acteurs économiques qui ont des projets impliquant des partenaires à différents stades de la filière, engagés sur plusieurs années. Il complète des dispositifs d’aides publiques existants.
Ce fonds passe de 8 à 13 millions d’euros par an, en 2021 et en 2022, avec le plan de relance gouvernemental et son volet « transition agricole ». Une opportunité pour vos projets en bio !
Vous avez jusqu’au 12 janvier 2021 pour déposer votre réponse à l’appel à projet du Fonds Avenir Bio.
En octobre 2020, les ministres de l’agriculture et les eurodéputés ont travaillé et approuvé leurs textes sur la future PAC.
La dernière phase des négociations se fera via le trilogue (dialogue entre la commission européenne, le conseil européen et le parlement européen) qui devrait annoncer les trois règlements finaux à l’été 2021.
Après avoir validé le budget européen le 21 juillet dernier et sa répartition (62.4 milliards pour la France), la programmation de la future PAC est en cours d’élaboration au niveau Européen et devrait être finalisée début 2021. L’objectif est sa mise en place en janvier 2023. Dans cette attente, des annonces ont d’ores et déjà eu lieu sur les grands changements à venir.
La politique agricole commune sera encadrée par trois règlements
Un des principaux changements sera l’intégration du verdissement dans la conditionnalité. Pour rappel, la conditionnalité correspond aux règles de base en matière d’environnement, de bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE), de santé et de bien-être des animaux. Le verdissement prend en compte :
Les éco-régimes, ou éco-schèmes, seront mis en place par les états. Ils se baseront sur les particularités nationales et régionales. Des exemples de mesures pouvant être reconnues comme éco-régime ont été transmis par l’Europe : agroforesterie, agro écologie, agriculture de précision, agriculture carbonée.
Cette nouveauté représentera entre 20 et 30% du budget alloué au premier pilier de la PAC. Le caractère obligatoire sera décidé par le trilogue.
L’Europe souhaite mettre en place :
Vous voulez être rémunérés pour réduire vos émissions de carbone dans vos élevages ? Cerfrance vous accompagne.
Cerfrance vous aidera à réaliser un bilan gaz à effets de serre pour percevoir des crédits carbone
France Carbone Agri Association (FCAA) a vu le jour en 2019 à l’initiative des représentants des éleveurs (FNPL, FNB, FNO, FNEC*). L’association propose aux éleveurs bovins lait et viande un contrat de 5 ans dans le but de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et de rémunérer cette performance à hauteur de 30 euros par tonne de CO2. Le rôle de FCAA est de mettre en relation :
France Carbone Agri certifie votre projet auprès des instances administratives et Cerfrance est agréé pour établir votre bilan carbone.
La démarche dure 5 ans, avec la première année un diagnostic Cap’2ER qui fait le bilan des GES de l’exploitation. Il comptabilise à la fois les émissions via les intrants (carburant, engrais, aliments achetés), les fermentations entériques des animaux, les effluents et également le stockage de carbone via les prairies, les haies… Ce diagnostic donne la situation de départ de l’exploitation et permet de dégager les leviers d’amélioration du bilan carbone via la baisse des émissions (gestion de l’alimentation du troupeau, optimisation des engrais, gestion des effluents…) et le stockage carbone (implantation de haies, de couverts végétaux, prairies longue durée…).
Le plan d’action est communiqué à FCAA et permet de quantifier le stockage potentiel de carbone de l’exploitation. Un premier versement est réalisé au bout de 3 ans. La cinquième année, un second diagnostic Cap’2ER est réalisé pour mesurer le stockage de carbone réalisé et débloquer le versement final.

Cerfrance vous informe et vous inscrit par téléphone au 06.44.22.54.57 ou par mail agronomie@85.cerfrance.fr
*Fédération Nationale des Producteurs Laitiers, Fédération Nationale Bovine, Fédération Nationale Ovine, Fédération Nationale des Eleveurs de Chèvres
Le marché du porc en 2020 a été marqué par un paradoxe : des fondamentaux favorables à des prix élevés en raison de la demande chinoise mais des multiples perturbations qui aboutissent à des évolutions contradictoires. Dans ce contexte, le revenu 2020 va permettre de consolider les trésoreries mais de nombreuses interrogations restent posées sur l’avenir de la filière porc en France lorsque la Chine aura retrouvé son potentiel de production. Le risque lié à l’épidémie de fièvre porcine reste très présent et les bases de consommation en France sont globalement à la baisse. Le système de fixation des prix par le Marché du Porc Breton interroge dans un contexte très concurrentiel ou beaucoup d’opérateurs français essaient de chercher une différentiation de leur produit.

Suite à une année 2019 très positive boostée par la demande en Chine, l’année 2020 a été plus contrastée. L’orientation de la France à l’export est moins marquée que nos voisins européens, les grèves de début d’année et les cas de COVID dans les abattoirs européens ont fortement perturbé les flux. La consommation de charcuterie en France a progressé en GMS pendant le confinement mais cette hausse a été gommée par les pertes des marchés en RHD. En juillet 2020, la consommation totale sur 12 mois avait reculé de 2.8 % par rapport à la même période en 2019. La période de confinement a été favorable à la consommation de produit frais à mijoter et les GMS ont dû se réorganiser avec la fermeture des produits à la coupe et plus de vente en drive.
Le choc provoqué par l’apparition le 10 septembre d’un foyer de Fièvre Porcine Africaine sur des sangliers en Allemagne a ébranlé le marché européen. Les prix allemands ont décroché immédiatement de 20 centimes, suivis par les prix danois et belges. La production de l’Allemagne destinée à l’export est redirigée en partie sur le marché européen.
Seule l’Espagne, dont la production est en croissance continue, semble capable de tirer profit des difficultés allemandes en exportant davantage vers la Chine.
Partout en Europe, des décisions de plus en plus restrictives sont prises comme l’application de couvre-feux où la fermeture de restaurants. Cela crée une incertitude croissante sur les marchés.

Le prix payé (Prix de Base + Plus-Value) sur 12 mois pour les clôtures de septembre 2020 atteint 1.66 € soit + 0.11 ct / 2019. Dans un contexte d’amélioration technique et un prix d’aliment plutôt stable, la marge brute est proche de 1 300 € / truie pour les NE en Vendée.

La hausse / 2019 est de l’ordre de 300 € / truie soit 45 000 € pour un élevage de 150 truies NE.
Le prix payé s’établit environ 0.27 €/kg au-dessus du coût de revient moyen ce qui va permettre de consolider les trésoreries après une période 2015-2018 plus difficile.
La mise en place de la loi a été perturbée par un niveau de cours plus soutenu. Les salaisonniers ont eu des difficultés pour répercuter les hausses des matières premières sur les produits vendus en GMS.
La France ne représente que 5 % de l’exportation d’U.E. vers les pays tiers. L’augmentation de l’export vers la chine ne doit faire oublier que la France importe 560 000 T de viande de Porc (dont 300 000 T d’Espagne et 100 000 T d’Allemagne). Le solde commercial est positif en volume mais déficitaire en valeur avec l’importation de jambon. Les prix européens élevés renforcent aussi la santé financière de nos concurrents européens avec des modèles plus intégrés en Espagne par exemple.
Les opérateurs locaux ont mis en place des signes de qualité afin de se différencier par rapport à un marché standard très concurrentiel. L’affichage de la provenance des viandes sur les produits transformés et RHD sera un atout pour mieux mettre en avant la viande de porc française.
Sur les 6 premiers mois de 2020, le nombre de truies en Europe progresse de 1.2 % tirée par l’Espagne (+ 3 %) et la Pologne (+ 6 %). La productivité augmente chaque année ce qui laisse présager une augmentation de la production totale en U.E. Ces chiffres ne prennent pas en compte les effets éventuels sur la production de l’apparition de la Peste Porcine en Allemagne. Le nombre de truie en France est stable a – 0.2 %.
La question à moyen terme pour les éleveurs est d’investir ou pas dans leur élevage pour les moderniser et de préparer la vente de leur exploitation pour certains. Certains éleveurs qui n’envisagent pas sereinement les perspectives de marché préfèrent cesser leur production avant l’âge de la retraite et même sans repreneur. Pour d’autre, c’est l’occasion d’investir pour se préparer aux enjeux de demain (bien-être animal, génétique, énergie) et/ ou d’être dans la recherche de plus-values par de la différentiation (Porcs sur paille, Parcours, sans OGM, Omega 3, males entiers, bio ….).