par Cerfrance Vendée | Jan 7, 2020 | Actualité Générale, Agro-Environnement
Le contexte règlementaire et fiscal des marchés de l’énergie continue d’évoluer au niveau européen. Cela restructure aussi les marchés de l’énergie au niveau français. Qu’est-ce qui a fondamentalement changé sur le marché de l’électricité, dont le prix augmente fortement ? Comment cela remet au goût du jour la taxe carbone sur les carburants fossiles ?
Le
prix de l’électricité : + 50% en France sur 10 ans
L’augmentation du prix de l’électricité en France s’inscrit
dans un contexte européen de hausse du prix de l’électricité, sous l’effet
de l’introduction des énergies vertes, de la progression des coûts de l’énergie
nucléaire, de la hausse du coût des produits pétroliers et gaziers. En 2016, selon
Eurostat, le prix du kWh français se situait globalement dans la moyenne
européenne, avec un niveau plus bas que les pays d’Europe de l’Ouest. Les
particuliers payent en moyenne 18 centimes d’euro (TTC) le KWh.
Pour les entreprises très grosses consommatrices, le coût se
situe à environ 9 centimes d’euro, hors TVA. Les entreprises dont la
consommation est moins conséquente, correspondant à des contrats tarifs bleus
et « petits tarifs jaunes », se situent dans une situation
intermédiaire.
La France est dans la moyenne européenne, mais très en-dessous
de la moyenne des pays d’Europe de l’ouest. Certains spécialistes considèrent
que la France se destine plutôt à un « rattrapage » à la hausse.
L’Allemagne et le Danemark ont un coût de plus de 30 centimes d’euro (TTC) le
KWh (18 en France).
La taxe carbone
Le gouvernement avait programmé une hausse de la taxe carbone. Mise en place depuis le 1er avril 2014, la contribution climat énergie est calculée chaque année dans le projet de loi financement. Cette taxe a comme objectif d’encourager les consommateurs à réduire leurs émissions de CO2, principal responsable de l’effet de serre, et de lutter ainsi contre le réchauffement climatique.
Suite aux mouvements des gilets jaunes, l’évolution de la taxe carbone a été gelée pour les particuliers. Pour les professionnels agricoles, un mécanisme d’augmentation de la taxe et de remboursement avait été mis en place pour la neutraliser (remboursement TICPE), afin de répondre à l’enjeu stratégique de réduction des charges.
Cependant le gouvernement prévoit d’annuler ou réduire les
exonérations fiscales sur les carburants accordées jusque là à certaines
filières professionnels :
- Suppression progressive de l’exonération de la TICPE sur le GNR pour les entreprises du BTP entre juillet 2020 et janvier 2022
- Réduction de 2 centimes du remboursement de TICPE dont bénéficie le transport routier, pour 2020
Cerfrance Vendée vous propose un tour d’horizon, dans ses agences, sur le contexte de l’énergie, sur la production photovoltaïque, la méthanisation et la réduction des consommations.
par Cerfrance Vendée | Déc 4, 2019 | Agro-Environnement, Grandes Cultures
Les pluies de cet automne abondantes et régulières ont réduit les fenêtres de semis de céréales. Selon les secteurs géographiques, les surfaces prévues sont partiellement semées et ce qui est en terre n’est pas pour autant réussi. Les assolements vont évoluer.
Un automne humide
L’arrivée de l’automne a été marquée par des pluies continues, avec un cumul de précipitations supérieur aux normales saisonnières : 300 mm du 20 septembre au 10 novembre, soit le double de la normale. Les semis ont pu se dérouler en conditions correctes sur des sols peu travaillés qui ont donc gardé davantage de capacité à ressuyer. Dans d’autres cas, la charrue a permis de semer malgré des conditions de sols limitantes. Les fenêtres météo se sont résumées à quelques jours autour du 25 octobre et du 20 novembre.
Les surfaces semées sont très variables selon les zones géographiques. En bocage, notamment sur le littoral seulement 50% des semis prévus sont réalisés. Ces semis réalisés en sols limoneux sont fragiles car la pluie et l’utilisation de la herse rotative ont conduit à des battances pénalisant fortement la levée :
Il est trop tôt pour estimer précisément les pertes, mais les objectifs de rendements sont à prévoir à la baisse. En zone de marais et de plaine, les semis de blé tendre et d’orge non terminés sont toujours possibles jusqu’au 15 décembre sans changer de stratégie. Les doses de semis sont à moduler à la hausse : +15% à 30% par rapport à la dose initialement prévue au 1er novembre.
Adapter mon assolement
La stratégie est à revoir à partir de janvier, ce qui risque de se produire car les prévisions repartent à la pluie jusqu’au 15 décembre. Dans ces conditions, il faudra choisir des variétés de blé tendre plus précoces et ½ alternatives. Pour l’orge, il faudra opter pour des variétés de printemps. A noter, les choix de variétés de blés durs ne sont pas à changer. Cependant, les options précédentes sont possibles en sols sains. En sols hydromorphes, les semis de céréales étant inenvisageables suite aux excès d’eau, l’assolement devra évoluer plus radicalement avec deux cas de figures.
En système céréalier, partir sur
un maïs (irrigué de préférence) ou un tournesol qui est une bonne tête
d’assolement. En situation d’irrigation limitante, le tournesol est une bonne
alternative car il nécessite moins d’eau que le maïs et son irrigation est
globalement terminée en août, le mois le plus restrictif en eau.
En systèmes d’élevage, la culture de printemps classique remplaçant les céréales est le maïs vendu ou stocké pour le troupeau. Une seconde alternative, qui donne plus d’autonomie dans l’alimentation du troupeau, est la production de fourrages riches en protéines avec une dérobée de trèfles annuels (trèfle d’Alexandrie, trèfle Incarnat…) quitte à planifier la récolte du maïs restant sous une forme plus concentrée en énergie que l’ensilage habituel.
Fabien Humeau – Expert Agro-Environnement
par Cerfrance Vendée | Déc 3, 2019 | Agriculture Biologique, Bovin, Bovin Laitier, Caprin, Cuniculture, Grandes Cultures, Porc, Volaille
La tendance à la libéralisation des marchés a marqué les dernières
décennies. L’Union Européenne poursuit cette tendance avec les
accords du CETA et du Mercosur, où toutefois l’enjeu se focalise
clairement autour des normes sur les modes de production. Prélude
à une nouvelle conception en matière d’échange ? Nous voyons de
grands pays agricoles, qui ont tout à gagner à la liberté des échanges,
conduire des politiques qui évoluent vers moins de libéralisme : le
cas des USA à ce titre est majeur et le blocage des instances de
l’OMC ne va faire qu’accentuer le phénomène. Les grands pays
d’Asie, quant à eux, prennent conscience que les produits agricoles
doivent avoir un traitement à part dans la mondialisation.
Les pays importateurs du Maghreb freinent leur ouverture aux pays
de la Mer Noire car ils craignent d’être dépendants de zones dont ils
connaissent mal les enjeux. On entend à nouveau parler de contrats
étatiques qui engageraient des qualités et des volumes pour limiter
les fluctuations de prix au consommateur.
par Cerfrance Vendée | Déc 2, 2019 | Références Économiques, Volaille
Au niveau mondial, la volaille est en 2018 la première viande produite avec 124 Mt et une perspective de + 1.5 % par an dans les années à venir dont + 1.6 % en chine et + 0.4 % dans l’UE.
Le niveau d’exportation est en repli de 3.7 % avec – 16.7 % sur les pays tiers suite à la liquidation de DOUX et + 8.7 % sur l’UE. Le niveau d’import progresse de 4.1 % en Volume en 2018.
par Cerfrance Vendée | Déc 2, 2019 | Bovin, Références Économiques
Depuis plusieurs années, la performance économique moyenne est d’un niveau modeste. Ainsi, le remboursement des emprunts moyen terme et des frais financiers court terme représente une part importante de l’excédent brut d’exploitation. Le revenu disponible est inférieur à 18 000 €/an/UTHe.