La ferme laitière de Vendée aux stratégies plurielles

La ferme laitière de Vendée aux stratégies plurielles

Dans un contexte laitier actuellement favorable, les producteurs de lait peaufinent leur stratégie.

Elle peut être fondée sur la productivité ou orientée vers une plus grande autonomie ou sur la recherche de valeur ajoutée comme le lait bio par exemple.

La ferme laitière de Vendée – Référence Cerfrance Vendée
Le lait dans une conjoncture plus favorable  depuis 2 ans

Le prix du lait s’est stabilisé depuis deux ans. Pour les clôtures 2018, le prix payé aux éleveurs est équivalent à la moyenne sur 5 ans, 343 €/1000 l.  Le marché du lait est soumis aux aléas de conjoncture, la volatilité du prix du lait reste d’actualité.

Evolution du prix du lait et de la marge brute au fil des dates de clôture

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE), 53 000 € par UTH exploitant (UTHe), progresse de 3 500 € sur 2018. L’amélioration du prix du lait compense une augmentation de postes de charges de structure.

Après avoir couvert les charges de remboursement, l’EBE permet de dégager en moyenne, un revenu disponible de 24 000 € par UTHe. Celui-ci est alloué aux prélèvements privés et à l’autofinancement. Bon nombre d’exploitations ne dégagent pas de capacité d’autofinancement nouveau positive en 2018. Les trésoreries ne se sont donc pas redressées.

EBE 53 059 € EBE /  En €/UTHe
28 753 €   Annuités : 27 841 Frais financiers CT : 912 €
= 24 306 € Disponible pour prélèvements privés et autofinancement

De l’EBE au revenu disponible – CERFRANCE Vendée 2018

Une reprise des investissements

L’amélioration de la conjoncture laitière favorise la reprise des investissements qui s’accentue sur 2019. Selon l’observatoire de l’atelier des études économiques CERFRANCE Normandie –Pays de la Loire, ce sont les investissements matériels qui bénéficient de cette relance.

Investissements/UTHe en élevages laitiers – référence Cerfrance Vendée
A la recherche de revenu disponible 

Plusieurs stratégies se dessinent, illustrations avec deux situations :

  • plus d’EBE avec plus de dimension,

Les exploitations dégageant le  meilleur EBE par UTH s’avèrent de plus grande dimension, en surface comme en taille de troupeau. Elles fonctionnent avec une productivité du travail élevée. L’écart de volume de lait produit entre les deux groupes extrêmes est de + 415 000 litres par exploitation et plus de 120 000 litres par UTH.

Les élevages du ¼ supérieur affichent une marge brute plus élevée de 21 €/1000l. Les résultats économiques sont associés aux performances technico-économiques de l’atelier lait.

Un besoin en équipement accompagne ces structures de taille importante. Les charges de structure par UTH et le capital par UTH sont nettement plus élevés dans ce groupe de tête à plus forte productivité du travail. Les charges de mécanisation/UTH comme les charges de structure globales sont doublées entre les deux groupes extrêmes. Le volume de lait ou la surface viennent diluer ces charges de structure mais ramenées à l’unité, il n’est pas observé d’économie d’échelle. 

Plus d’EBE n’est pas toujours synonyme de plus de revenu disponible. Le niveau d’investissement et d’engagement financier sont déterminants sur le revenu disponible   dans les exploitations de grande dimension et  la charge de remboursement y est importante.

L’organisation du travail est fondamentale dans ces structures.

Cette stratégie vers des débouchés sans différenciation implique de maîtriser ses coûts de production sans occulter les attentes sociétales.

1/4 Inférieur Moyenne 1/4 Supérieur
SAU (ha) 90 120 142
UTH 2.29 2.53 2.68
Effectif VL 72 97 119
Lait / UTH 229 604 298 020 350 711
Charges structure / 1000 l 268 263 273
EBE/1000 l 108 152 173
EBE / UTHe 25 169 53 059 88 850
Capital/UTHe 201 361 317 613 523 353
Revenu disponible/UTHe 8 517 24 306 41 436

Comparaison EBE par UTH exploitant

  • Des systèmes économes,

Pour l’analyse des systèmes laitiers économes, nous retenons les élevages orientés vers une plus grande autonomie alimentaire. Sont retenus pour l’analyse, les élevages ayant un coût alimentaire inférieur à 60 €/1000 l (concentrés + fourrages). Il est important de noter qu’il n’est pas effectué de tri sur l’EBE au sein de cet échantillon.

Un bon niveau de performances technico-économiques est observé chez ce groupe des « économes en concentrés », l’EBE atteint 188 € / 1000 l contre 152 €/1000 l pour la moyenne des élevages.

Ce groupe se caractérise par un chargement plus faible et moins de lait produit par vache. Globalement les charges sont mieux maîtrisées : charges opérationnelles (concentrés et frais d’élevage) comme charges de structure (charges de mécanisation : – 7 400 € / UTH).

Le capital engagé est plus modéré pour le groupe des économes en concentrés, leur accordant en moyenne un revenu disponible au-dessus du groupe tous systèmes.

< 60 € de coût aliment / 1000 L >90 € de coût aliment / 1000 L
UTH 2.21 2.67
Volume de lait produit  / UTH 293 249 376 345
Effectif VL 84 103
Lait / VL 6 141 7 806
Chargement (UGB / ha SFP) 1.52 1.8
Coût alimentaire dont : 83 143
Aliment 45 107
Fourrages 38 36
MB / 1 000 l 269 205
EBE / 1000 l 188 142
EBE / UTHe 53 797 52 603
Capital / UTHe 288 448 327 991
Revenu disponible/UTHe 29 522 23 213

Comparaison  coût de concentrés /1000 l

Martine POUPARD – conseillère CERFRANCE Vendée – spécialiste lait

Filière caprine : des résultats encourageants

Filière caprine : des résultats encourageants

Les indicateurs de marché en France sont positifs. Les éleveurs bénéficient du prix du lait qui se maintient à un bon niveau.

La taille des ateliers caprins poursuit sa progression.

 Avec  424 chèvres en moyenne par exploitation, les ateliers caprins sont le plus souvent associés à une autre production (vaches allaitantes, céréales…). Dans les élevages spécialisés caprins, le troupeau atteint 480 chèvres en moyenne et le lait produit par UTH est autour de 204 000 litres

De gros investissements ont été  réalisés en 2017 pour la modernisation d’équipements, salle de traite, distributeurs d’aliments et le développement.   L’année 2018 marque une pause.

Le capital en élevage spécialisé caprin s’élève à  308 000 €/UTHe (UTH exploitant).

Des résultats encourageants pour la filière.

Les élevages spécialisés caprins dégagent un EBE de 64 000 €/UTHe en 2018. Après avoir couvert les charges de remboursement, le disponible pour les prélèvements et l’autofinancement est de l’ordre de 31 000 €.  Cette moyenne cache des disparités liées à la maîtrise technique et à la dimension/UTH. La maîtrise technique est un facteur incontournable. Une  structure de dimension importante (cheptel, surface) entraîne des investissements élevés. Le niveau d’engagement financier est déterminant sur le revenu disponible.

La maîtrise technique, un incontournable

Un tri est effectué sur la marge brute/1000l. L’écart de marge brute entre le quart supérieur de l’échantillon et le quart inférieur est de 158 €/1000 l.

Le produit représenté par la vente de lait et animaux de l’atelier caprin est plus élevé au sein du groupe de tête, + 81 €/1000 litres, avec une dépense en aliments concentrés inférieure  de 78 €/1000 l,  Ce groupe qui investit dans la génétique, vend des chevrettes à la production. A contrario le groupe des  moins bonnes marges peine à atteindre son objectif de taille de troupeau et subit des pertes d’animaux. 

La maîtrise du poste alimentation qui représente les ¾ des charges opérationnelles est primordiale.

Le choix des aliments, la qualité des fourrages, le tri des animaux peu productifs, la constitution de lots homogènes sont des leviers pour améliorer le coût alimentaire.

¾ des charges  opérationnelles dans l’alimentation du troupeau

  Charges opérationnelles par 1000 l    

Martine POUPARD
Conseillère spécialisée Lait
Cerfrance Vendée

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production laitière

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production laitière

Le prix du lait est reparti sur une tendance à la hausse en 2017. Les coûts économiques des exploitations évoluent positivement bien que le coût alimentaire soit en augmentation.

Retrouvez en vidéo les détails avec Martine POUPARD, notre conseillère spécialisées Cerfrance Vendée :

Une pause dans le développement et inquiétude sur les débouchés du poulet entier

Une pause dans le développement et inquiétude sur les débouchés du poulet entier

En 2017, la production de volailles de chair est devenue la première viande produite dans le monde. Une production qui est constamment en hausse (en 2018 + 1,5 %) mais cette tendance devrait s’atténuer dans les années à venir.

En France, la filière est actuellement en pleine mutation afin de s’adapter à la demande du consommateur. En effet, les volailles entières qui représentaient 36 % des achats des ménages dans les années 2000 ne représentent aujourd’hui que 24 % des volumes achetés. Les produits élaborés sont passés de 19 à 29 %. Ce constat engendre actuellement des inquiétudes chez les producteurs. Les éleveurs de poulets labels voient leurs vides sanitaires augmentés et il est pourtant nécessaire de produire pour rentabiliser les bâtiments. Ces 2 dernières années, la filière étant boostée par les aides PCAE, les producteurs de volailles ont investis dans leur outil. Les opérateurs les ont également soutenus. Suite à ces investissements, il est maintenant nécessaire de maintenir le niveau de marge pour que les équilibres financiers soient respectés.

En 2018, le groupe Doux a été mis en liquidation judiciaire. Deux tiers des surfaces consacrés à l’export ont dû être reconvertis vers d’autres productions notamment poulets lourds ou semi lourds. C’est principalement le groupe LDC qui a proposé des contrats aux éleveurs. L’entreprise Sarthoise souhaite continuer sa progression sur le marché de la volaille standard mais ces évènements sont synonymes de tension et d’inquiétude.

  1. Stabilité des marges

Selon Cerfrance Vendée, les marges brutes en volailles de chair restent stables par rapport à 2017 en :

Cependant, il reste des disparités importantes entre éleveurs en fonction de la rotation, de la densité au démarrage ou même encore selon la productivité au m2.

  • Des résultats qui poursuivent leur progression

Depuis 2014, l’EBE/UTHe progresse pour atteindre 46 000 € en 2017. Le résultat courant (EBE – Amortissements – Frais financiers) progresse également mais moins rapidement que l’EBE puisque les amortissements engendrés par les récents investissements sont en hausse.

  • Quelles perspectives pour 2019 ?

Suite au scandale de la viande avariée au Brésil, plusieurs pays notamment la Chine, avaient fermé leurs portes à la volaille brésilienne. En 2019, la production Brésilienne ainsi que ses exports devraient repartir à la hausse. Au niveau de l’Union Européenne, une stabilisation des volumes est prévue pour 2019. En France, les éleveurs sont mis à contribution pour le respect des règles de biosécurité qui vont se traduire par des baisses de productivité au m2. Les éleveurs attendent donc un soutien de marge pour que malgré une baisse de production, leurs équilibres financiers ne soient pas remis en cause. Le constat est désormais que les investissements sont à l’arrêt. Que ce soit en filière label ou standard, il sera nécessaire d’y voir plus clair sur les débouchés pour investir dans de nouveaux outils de productions.

  • Et après 2019 ?

Durant les 10 prochaines années, la hausse de la consommation de viande de volailles par habitant est estimée à 5.5 %. Cette hausse sera également accompagnée par une hausse de la population mondiale. Il faudra non seulement produire pour répondre à ces besoins mais surtout s’adapter aux demandes des consommateurs. La part de la volaille entière dans un panier moyen diminuera au profit des produits élaborés. C’est un changement, qui à court terme, nécessite une adaptation mais qui à long terme reste un atout pour la filière.

L’été dernier, des GMS ont annoncé une alliance à l’achat. Ces relations ont pour objectif d’améliorer la gamme et la qualité des produits à des prix plus intéressants au profit du client. L’autorité de la concurrence doit désormais étudier l’impact de tels accords. Elle devra recenser les effets que ces accords pourront avoir pour les fournisseurs concernés mais également pour ceux qui n’ont pas pris part à ces discussions. Il faudra également tenir compte de l’évolution des coûts de production qui actuellement repartent à la hausse suite à l’augmentation des cours des céréales.

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production laitière

Fermes laitières cherchent éleveurs motivés

Les résultats économiques des exploitations laitières ont progressé en 2018, sans constater de redémarrage des investissements. Des éleveurs s’interrogent sur le devenir de leur atelier . Sur quels facteurs peuvent ils s’appuyer pour le pérenniser ?

Le prix du lait, du mieux en 2018

Le prix du lait en 2018 s’affiche dans le prolongement du deuxième semestre 2017. Sur l’ensemble des clôtures 2018 des exploitations laitières au CERFRANCE Vendée, le prix payé est de l’ordre de 344 €/1000 l (326 €/100 l en 2017). Il se situe proche de la moyenne des quatre années précédentes, 341 €/1000l.

Le prix du lait payé aux producteurs est soumis à une grande volatilité. Nous observons un écart de 86 €/1000 l entre les extrêmes, qui sont représentées par les clôtures du dernier trimestre 2014 pour les conditions les plus favorables et celles de 2016 pour le niveau le plus bas.

Avec 360 450 l produits par UTH exploitant (UTHe), une variabilité du prix de  +/- 43 €/1000l  entraîne un impact de +/- 15 000€ sur l’EBE/UTHe  des exploitations laitières de Cerfrance Vendée.              

C’est souligner l’importance de préserver une marge de sécurité dans les équilibres financiers prévisionnels.

Le prix de revient plutôt stabilisé

Les charges opérationnelles sont plutôt stables de 2017 à 2018 avec une évolution du prix de l’aliment peu perceptible sur ces résultats partiels 2018. La production fourragère 2018 est perturbée par des conditions climatiques compliquées. L’état des stocks est hétérogène selon les zones, et, dans bon nombre de cas, la qualité n’est pas au rendez-vous.  Des achats de fourrages et de paille se sont avérés nécessaire cet automne. Ces conditions pourraient impacter les marges brutes et trésorerie 2019.

Evolution trimestrielle de la marge brute et du prix du lait (source : Cerfrance Vendée)

Le volume produit par UTH, continue de progresser et exerce un effet dilution sur les charges de structure liées à la main d’œuvre.

L’écart sur le prix de revient entre le groupe des 25 % plus élevés et  le groupe des 25%  plus faibles est de plus de 130 €/1000l.

La  technicité, la productivité de la main d’œuvre, le coût des structures sont parmi les facteurs explicatifs.  Pour une efficacité de la main d’œuvre, des équipements  s’avèrent souvent nécessaires. La productivité de la main d’œuvre peut s’obtenir au détriment des résultats techniques. L’essentiel est de trouver la combinaison de ces facteurs pour des systèmes cohérents répondant aux aspirations des éleveurs.

La phase de vie de l’entreprise impacte également le prix de revient : phases d’installation,  de modernisation ou de développement. Le report d’investissements bénéficie à la maîtrise des coûts.

Les investissements en suspens dans les élevages laitiers

Les investissements en élevage laitier sont en retrait depuis 2015. Les résultats  comptables jusqu’au 3ième trimestre 2018 le confirment. Les éleveurs n’ont pas relancé la modernisation de leur outil. La capacité d’autofinancement dégagée est réservée aux prélèvements et au  redressement de la trésorerie.

Evolution du montant d’investissement/UTHe

L’EBE/UTHe sur les résultats partiels 2018 est proche de 55 000 €. L’EBE après avoir couvert les charges de remboursement, permet de dégager environ 30 000 €/UTH pour les prélèvements privés et l’autofinancement (21 125 €/UTH en 2017).

Bien que le frein soit mis sur les investissements, le capital par UTHe progresse avec une dimension par travailleur toujours plus grande.  Cette situation n’est pas sans impact sur la quantité de travail.

Etre éleveur laitier demain en Vendée…

La crise laitière a marqué le moral des éleveurs. Evolution démographique oblige, un bon nombre d’exploitations sont concernées par un départ d’éleveur à la retraite.  Un tel évènement amène une réflexion stratégique  qui conduit souvent à la remise en cause de l’atelier laitier. Parfois sans évènement particulier, l’arrêt de la production laitière est en question.

Sans que ce soit le résultat d’une enquête approfondie, un groupe de conseillers Cerfrance Vendée  a  identifié différents facteurs favorisant la poursuite de l’atelier laitier :

  • la transmission du savoir-faire technique. Anticiper un départ annoncé est important. Cela passe  par une redistribution des rôles ou l’accueil de nouveaux entrants (salariés, apprentis…).
  • une organisation du travail permettant un équilibre vie professionnelle –vie privée.
  • le challenge technologique. Savoir choisir ses outils High Tech et les valoriser apporte de la valeur ajoutée et représente un attrait pour le métier.
  • la maîtrise des investissements pour un équilibre financier préservé avec un niveau de comptes courant d’associés contenu. Le remboursement des comptes courant d’associés est à intégrer au plan de financement au même titre que les investissements de renouvellement ou modernisation. La reprise de capitaux par un jeune devient plus accessible et favorise l’installation.
  • la dynamique locale sur le plan social et économique (CUMA, banque de travail, équipements partagés, groupes d’échanges…).

Martine POUPARD

Les échéances de la Directive IED : votre élevage de porcs ou de volailles est-il conforme ?

Les échéances de la Directive IED : votre élevage de porcs ou de volailles est-il conforme ?

Pour les élevages de porcs de plus de 2 000 places ou de 750 emplacements de truies et pour les élevages de volailles de plus de 40 000 places, l’échéance du 21 février 2019 approche pour déposer le dossier de réexamen IED et la demande d’aide à l’investissement dans le cadre du PCAE. Lire

Les élevages de plus de 2 000 places de porcs (> 30 kg) ou  de 750 emplacements de truies et les élevages de volailles de plus de 40 000 places (poulets, poules, dindes, pintades, canards, oies, pigeons, faisans, perdrix, cailles) sont  soumis à la directive sur les émissions industrielles (directive IED 2010/75/UE).

Cette directive vise la prévention et la réduction des pollutions émises par les installations industrielles et agricoles. Dans cet objectif, un document de référence : le BREF Elevage recense les Meilleures Techniques Disponibles (MTD).

L’ensemble des installations IED d’élevages doit justifier de sa conformité aux exigences de la version du BREF de février 2017 par l’intermédiaire d’un dossier de réexamen déposé auprès de l’Administration française. L’obligation de moyens s’étend à une obligation de résultats notamment sur le volet excrétion d’azote et de phosphore mais aussi sur les émissions d’ammoniac au niveau des bâtiments.

Les élevages concernés devront respecter et appliquer les MTD au plus tard le 21 février 2021. Si une mise en conformité de l’élevage doit être réalisée vous pouvez solliciter une aide à l’investissement dans le cadre du PCAE, avec les échéances suivantes :

  • les élevages avec un SIRET finissant par un nombre impair devaient déposer leur dossier de réexamen IED avant l’échéance du 21 avril 2018,
  • les élevages avec un SIRET finissant par un nombre pair ou sans SIRET disposent de l’échéance du 21 février 2019 pour réaliser le dépôt du dossier de réexamen.

 

A ce jour, l’ensemble des élevages à SIRET impair n’ont pas réalisé le dossier de réexamen à échéance. Si vous êtes dans cette situation, ou si vous êtes concerné par l’échéance du 21 février 2019, nous vous invitons à prendre contact avec le service Environnement au  « créer formulaire de contact » afin de régulariser votre situation d’élevage dans le cadre des ICPE en IED.

 

Références économiques agricoles vendéennes : baisse de la consommation et production pour la filière cunicole

Références économiques agricoles vendéennes : baisse de la consommation et production pour la filière cunicole

 

Conjoncture assez constante en lapins depuis quelques années avec en 2017 une baisse de la consommation et une baisse de la production.

Le niveau des marges brutes est en baisse avec un contexte sanitaire plus difficile.

Pour avoir une analyse détaillée des productions cunicole, cliquer ICI

Lapin-Partie-détaillée

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Une pause dans le développement et inquiétude sur les débouchés du poulet entier

Références économiques agricoles vendéennes : grippe aviaire, forte conséquences sur la filière avicole

 

 

L’année 2017 a été fortement marquée par l’épisode de grippe aviaire qui a épargné la Vendée mais a eu des fortes conséquences sur la filière.

Les marges Poussins Aliments des éleveurs se sont légèrement améliorées.

Pour avoir une analyse détaillée des productions avicole, cliquer ICI

Volailles-Partie-détaillée

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Références économiques agricoles vendéennes : perspectives 2018 tendues pour la production porcine

Références économiques agricoles vendéennes : perspectives 2018 tendues pour la production porcine

 

 

L’effet ciseau a été favorable aux producteurs de porcs en 2017 avec un prix de vente en hausse et un coût alimentaire stable.

Les trésoreries se sont consolidées mais les perspectives pour 2018 semblent tendues avec une production en hausse dans l’UE.

Pour avoir une analyse détaillée des productions porcine, cliquer ICI

Porc-Partie-détaillée

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production caprine

Références économiques des agriculteurs vendéens : le lait de chèvre dans un contexte favorable

La demande en fromage et autres produits à base de lait de chèvre est dynamique, Les conditions de marché sont favorables.

Le prix du lait de chèvre se maintient à un bon niveau.

Pour avoir une analyse détaillée des productions caprine, cliquer ICI

Chèvre-Partie-détaillée

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production bovine

Références économiques des agriculteurs vendéens : nouvelle ère pour maintenir la production Bovine

 

La phase de décapitalisation, débutée en 2017, inaugure une ère de grands défis dans la perspective de maintenir la production à moyen terme.

Pour avoir une analyse détaillée des productions de viande bovine, cliquer ICI

Viande-Partie-détaillée

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Résultats partiels et perspectives 2018 de la production laitière

Références économiques agricoles vendéennes : le prix du lait, une tendance à la hausse en 2017

Production laitiere

Le prix du lait est reparti sur une tendance à la hausse en 2017.

Les résultats économiques des exploitations évoluent positivement bien que le coût alimentaire soit en augmentation.

Pour avoir une analyse détaillée des productions laitière, cliquer ICI

 

Retrouvez l’intégralité des références économiques agricoles vendéennes en cliquant ICI

Appel à projet pour la rénovation des bâtiments avicoles en Pays de la Loire

Appel à projet pour la rénovation des bâtiments avicoles en Pays de la Loire

Pour 2018, l’appel à projet est ouvert du 1er octobre 2018 au 31 octobre 2018. Pour 2019, l’appel à projet sera ouvert courant du 1er semestre, les dates d’ouverture seront précisées ultérieurement. 

Instruction des projets

Toutes les pièces constitutives du dossier doivent impérativement être à la disposition de la DDTM pour que les services puissent procéder à l’instruction de la demande. La liste des pièces à fournir est précisée dans le formulaire de demande d’aide. S’il manque une partie des pièces requises, le dossier sera considéré comme inéligible.

Critères d’éligibilité

Sont éligibles les exploitations souhaitant moderniser des ateliers d’élevage en filière volailles de chair standard ou réadapter des ateliers en filière volailles export. La filière standard se définie par : élevage en bâtiment claustré, sans parcours, ne bénéficiant pas de signe d’identification de la qualité ni de l’origine.

Attention, certains investissements sont éligibles à condition de respecter des cahiers des charges. L’agriculteur peut exécuter lui-même une partie des travaux (auto-construction), sauf couverture et charpente, électricité. Le temps passé par l’agriculteur (main d’œuvre) n’est pas éligible.

Les investissements qui seront aidés dans le cadre de cet appel à projets ne doivent pas avoir fait l’objet d’une demande d’aide au titre d’un appel à projets PCAE élevage.

Un candidat peut présenter un dossier de demande d’aide pour l’appel à projets « rénovation filière volailles de chair standard » même s’il a déjà déposé un dossier de demande d’aide pour un autre projet (sélectionné ou non) lors d’un précédent appel à projets PCAE « modernisation des bâtiments d’élevage ».

Un candidat ne peut présenter plus d’un dossier pour l’ensemble des appels à projets « rénovation filière volailles de chair standard ».

Modalités d’aide

Le taux d’aide publique totale est de 25% des dépenses éligibles.

Le plancher de dépenses éligibles est fixé à 10 000 €, le plafond est de 60 000€.

Sélection des projets

C’est un appel à projet dont le principe est de retenir les dossiers répondant le mieux aux critères, en cas d’enveloppe restreinte. Le comité de sélection détermine la sélection des dossiers, en tenant compte des enveloppes de crédits disponibles, et selon les principes suivants :

-disponibilité des enveloppes budgétaires,

-prise en compte de la réorientation des élevages suite à la cessation d’activité du groupe Doux

-prise en compte des différentes organisations de producteurs

-prise en compte des investissements stratégiques pour la filière volailles de chair standard

Le conseil CERFRANCE

Déposer un dossier, mais prévoir un plan de financement intégrant un emprunt couvrant 100% de l’investissement, pour pouvoir faire face à un paiement de la subvention tardif, ou à un rejet du dossier.