par Cerfrance Vendée | Juil 11, 2013 | PAC
La lutte contre le changement climatique et la valorisation des pratiques écologiquement responsables sont des points importants de la réforme de la PAC. Deux points majeurs : verdissement de 30 % des aides PAC du 1er pilier et l’octroi de 30 % des aides PAC du 2ème pilier pour les mesures agro-environnementales.
Verdissement de 30% des aides PAC du 1er pilier :
30% des paiements directs seront liés au respect de 3 pratiques agricoles respectueuses de l’environnement :
– La diversification des cultures sur les terres arables,
– Le maintien des prairies permanentes,
– La préservation de Surfaces d’Intérêt Ecologique (SIE).
Sanctions prévues si non respect des 3 conditions : non versement de l’aide au départ, puis pour les récidivistes, non versement et pénalité de 25% maxi du paiement vert.
Première année d’application : 2015.
Des mesures agro environnementales renforcées
30% mini du budget développement rural devra être alloué :
– à des mesures agroenvironnementales (MAE),
– à des soutiens à l’agriculture biologique
– à des projets liés à des investissements ou des mesures d’innovation favorables à l’environnement.
par Cerfrance Vendée | Juil 11, 2013 | PAC
Afin d’être des acteurs solides au sein de la chaîne alimentaire, de nouveaux moyens vont être donnés aux agriculteurs. Avec notamment la confirmation de l’arrêt des quotas laitiers au 31 mars 2015, la prolongation des quotas sucriers jusqu’en 2017, le remplacement des droits de plantation dans le secteur viticole ou encore le développement des organisations professionnelles.
Confirmation de l’arrêt des quotas laitiers au 31 mars 2015
Les règles décidées en 2008 sont maintenues.
Droits de plantation viti-vinicoles maintenus jusqu’en 2013
Fin 2015 : expiration du régime des droits de plantation dans le secteur viti-vinicole.
A partir de 2016 et jusqu’en 2030, un mécanisme dynamique de gestion des autorisations de plantation sera applicable, avec une limite de plantation fixée à 1% du vignoble par an.
Renforcement des organisations de Producteurs et interprofessions
Les règles relatives à la reconnaissance des Organisations de Producteurs (OP) et des organisations interprofessionnelles couvrent désormais tous les secteurs avec un financement sur le pilier développement rural.
Maintien et amélioration des outils de gestion des marchés
Afin de mieux répondre à une conjoncture incertaine, les systèmes existants d’intervention publique et d’aide au stockage privé sont révisés.
De nouveaux outils de gestion des risques et des crises
Pour permettre à la Commission de prendre en charge des mesures d’urgences liées à des perturbations générales du marché, une nouvelle clause de sauvegarde est introduite financée par une réserve de crise.
par Cerfrance Vendée | Juin 25, 2013 | Agro-Environnement
Les dégâts sont très variables d’une parcelle à l’autre, en fonction de la violence des averses. Pour les cultures de printemps, l’orientation des rangs peut aussi avoir un effet : accentuation des dégâts lorsque les rangs sont orientés perpendiculairement à la trajectoire des grêlons. Le diagnostic réalisé dans les 24 heures suivant le sinistre est souvent peu propice à de bonnes décisions ; quelques jours de recul permettent de meilleures observations, et un diagnostic plus pertinent et quelquefois moins alarmiste. Laurent Triaux, conseiller en agronomie, fait un point sur les dégâts causés et les impacts sur les cultures.
Globalement les dégâts les plus importants concernent les cultures les plus proches de la récolte (céréales et colza). Le maïs serait la plante qui pourrait le mieux se remettre des dégâts.
Les dégâts sur les céréales :
Le gros du remplissage était terminé dans les orges et blés très précoces. Dans les blés durs et blés tendres, la ½ ou les ¾ du remplissage étaient réalisés. Dans les blés tardifs, de printemps, il s’agissait du 1/3 remplissage.
Conséquences de la grêle sur les céréales :
– Egrenage et coupure d’épis : d’autant plus importants que la culture est précoce.
– Tiges pliées qui limiteront la fin du remplissage (donc plus ou moins selon la précocité de la variété et la date de semis).
– Les dégâts sur feuilles ne devraient pas trop handicaper le peu de remplissage qu’il restait à faire. La qualité des grains pourrait par contre en pâtir.
– Le comptage de la perte de grains et d’épis permet donc d’approcher la perte de potentiel dans les situations précoces où le remplissage était quasiment achevé ; par contre dans les parcelles tardives, le poids des grains sera aussi endommagé.
Selon ces différents critères, il n’est pas rare de voir le potentiel réduit de 40 à 75%.
Colza
De la même façon que pour les céréales, l’ampleur des dégâts sera directement proportionnelle au pourcentage de tiges cassées, et de siliques endommagées (susceptibles d’égrainer avant récolte). De plus, compte tenu de la tardiveté de l’année, le remplissage n’était pas achevé, et il sera donc incomplet sur les plantes pliées et versées.
Tournesol

Grêle – Lundi 16 juin 2013
Le tournesol n’a pas le pouvoir de récupération du maïs, et la sensibilité aux maladies ajoute encore davantage d’incertitudes dans les estimations.
– En cas de tige coupée : rien à attendre
– En cas de bouton détruit : peu à attendre
-les impacts de grêlons, sans destruction sur tige et sur bouton, peuvent accentuer le risque de contaminations cryptogamiques, notamment le sclérotinia (si les conditions humides subsistent). Mais de toute façon, aucun moyen de protection fongicide n’existe.
-les conséquences du « défoliage » pourront être compensées par les nouvelles feuilles, mais avec plus ou moins de succès selon le type de sol, la qualité d’enracinement, et le stade de la culture ; les plantes les plus avancées récupèreront moins de feuillage.
Si les pertes de pieds sont trop importantes, avec une densité < 25000 pieds/ha (seuil estimé par le CETIOM) , il peut être envisagé de ressemer un tournesol très précoce non oléique (Sanluca, SY Impulse, et éventuellement MAS83R, PR62A91), ou une culture fourragère.
Maïs
Les maïs les plus avancés ont à priori davantage de risque de perte. Sur des plantes à moins de 7 feuilles, le bourgeon étant encore au ras du sol, le risque de destruction de l’apex est moins important que sur des plantes à 10-12 feuilles.
Lorsque l’apex n’est pas détruit, les maïs se redressent vite, en 3-4 jours et une nouvelle feuille commence à apparaitre. La perte de potentiel sera étroitement liée à la proportion de plantes où l’œil a été détruit. Dans les cas les plus violents où plus de la moitié des plantes sont mortes, la récolte pourrait être remise en cause.
Quelques exemples d’estimations en se basant sur des données Arvalis :
– Cas avec 10 – 15 % de pertes de pieds et avec des maïs défeuillés qui étaient entre 7 et 10 feuilles : le potentiel peut être réduit grossièrement de 20 à 25%.
– Avec 30% de perte de pied, et la plupart des plantes coupées au plus bas : 30 à 50 % de perte.
– Avec moins de 10% de perte de pied, et des plantes à moins de 7 feuilles : 10 à 15% de perte.
« D’autre part, l’excès d’eau (cumul de 50 – 70 mm avec la grêle puis la pluie les 3 jours qui ont suivi) vient accentuer la situation inconfortable des maïs dans les terres fortes, saturées et parfois mal structurées (grosses terres, marais etc.) » explique Laurent Triaux, conseiller en agronomie chez CERFRANCE Vendée. « Les mauvaises herbes risquent de se développer à nouveau, mais il faudra patienter avant de recourir éventuellement à un nouveau passage herbicide (2-3 feuilles nouvellement sorties) ou, mieux : si le temps permet un ressuyage suffisant, le binage sera d’autant mieux valorisé. En cas de perte trop importante de densité (sous les 40000 plantes/ha), et en espérant un ressuyage suffisant, le semis d’une nouvelle culture fourragère pourra être envisagé. »
Contact : ltriaux@85.cerfrance.f r
par Cerfrance Vendée | Juin 25, 2013 | Aides, Grandes Cultures
Le lundi 16 juin matin, de violentes averses de grêle ont fortement impacté les cultures dans la région de Fontenay le Comte. Les cultures accidentées doivent être signalées à la DDTM et les exploitants concernés doivent contacter leur assureur car les dégâts ne seront pas couverts par le fond calamité.
La zone sera couverte par un arrêté préfectoral
La zone touchée par la grêle sera couverte par un arrêté préfectoral. La zone sera délimitée à partir des déclarations des communes. Pensez à faire recenser votre sinistre auprès de votre mairie. Si la mairie n’ouvre pas de liste d’exploitations sinistrées, déclarez-vous directement auprès de la DDTM.
Vous pourrez, dans un second temps, envoyer une modification d’assolement. L’arrêté devrait permettre d’exonérer les exploitants des obligations BCAE. Mais nous ne disposons pas encore des modalités précises.
Les conséquences sur les cultures en place mais dont la floraison est compromise
Le tournesol peut être dans cette situation. Il est possible que la végétation persiste, mais que la floraison soit stoppée ou réduite. Le couvert reste admissible : pas de pertes des DPU ni de l’aide bio. Par précaution vous pouvez déposer une déclaration de modification d’assolement, en précisant « nouvelle culture déclarée » : tournesol accidenté ; « cause de la modification » : accident de culture grêle.
Les conséquences sur une surface partiellement détruite
Lorsque l’intempérie a conduit à la dégradation de la culture implantée, avec notamment en conséquence une densité faible au sein de l’îlot ou de la parcelle, et sous réserve du respect du couvert admissible, il n’y a pas de difficulté particulière en matière d’admissibilité et donc d’activation des DPU pour la surface concernée.
Vous devrez donc déposer une déclaration de modification d’assolement, en précisant, par exemple pour un maïs « nouvelle culture déclarée » : maïs accidenté ; « cause de la modification » : accident de culture grêle.
Les conséquences sur une surface totalement détruite
Sol nu Si la grêle a totalement détruit votre culture, la parcelle présentant ainsi un sol totalement nu n’est pas éligible aux aides. En l’absence de semis d’un nouveau couvert, cela pose problème vis-à-vis de la conditionnalité. Il vous faut attendre l’arrêté préfectoral pour connaître les modalités de déclaration pour les exploitants dans la zone retenue. Pour les autres, il faut implanter un couvert admissible.
Resemis
Si vous procédez à un resemis, vous devez déclarer la nouvelle culture (admissible) : modification d’assolement, en renseignant la « cause de la modification » : accident de culture grêle.
Particularités MAE
Dans la zone retenue par l’arrêté préfectoral, la culture dévastée à 100% sera conservée pour vérifier les critères à respecter. Il faudra cependant déclarer l’accident de culture : modification d’assolement.
Si vous souhaitez ressemer une culture :
– Vous pouvez maintenir la culture initiale pour la vérification des critères à respecter. Il faudra cependant déclarer l’accident de culture, préciser la nouvelle culture et indiquer que la culture initiale est maintenue pour les critères d’assolement et de rotation des cultures.
– Vous pouvez changer la culture pour la vérification des critères à respecter. Il faudra cependant déclarer l’accident de culture, préciser la nouvelle culture et indiquer que la culture de remplacement est retenue pour les critères d’assolement et de rotation des cultures.
Dans les deux cas, les cultures déclarées doivent respecter les critères d’obtention de la MAE. Les accidents de cultures et les mentions particulières sont à renseigner sur le formulaire de modification d’assolement.
Si vous êtes situés en-dehors de la zone sinistrée retenue, ces dérogations MAE ne s’appliquent pas.