PCAE Elevage – Le 2nd appel à projet est ouvert !

PCAE Elevage – Le 2nd appel à projet est ouvert !

Vous pouvez, depuis le 4 juin, présenter un dossier de demande de financement pour vos projets de modernisation des productions agricoles (partie élevage), et ce jusqu’au 28 août 2020.

Le Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles a pour objectif de soutenir les agriculteurs dans leurs investissements pour l’amélioration de leur exploitation. La demande de subvention doit mettre en avant un projet rentrant dans l’un des 3 grands thèmes suivants :

  • Développer les performances économiques
  • Favoriser la préservation de l’environnement
  • Améliorer les conditions de travail

Les travaux concernés sont divers :

  • Modernisation des bâtiments
  • Développement d’une démarche agro écologique
  • Amélioration de la performance énergétique
  • Amélioration de la qualité des produits
  • Valorisation des liens entre produits et territoires.

L’ensemble des documents nécessaires sont disponibles sur le site du Conseil Régional des Pays de la Loire.

Lors de la conception du dossier, veillez à ne pas signer de devis/bon de commande ou débuter les travaux. Toute dépense effectuée avant la date de réception inscrite sur l’accusé de réception ne sera pas éligible.

L’agriculture biologique : tendances économiques et étapes pour la conversion

L’agriculture biologique : tendances économiques et étapes pour la conversion

Il existe une vraie dynamique dans les conversions à l’agriculture biologique en Vendée, constatée et accompagnée à Cerfrance Vendée. Pour l’agriculteur qui rentre dans cette démarche, l’évolution de son système de production est d’abord une réflexion vers un changement en profondeur. Chaque projet est différent et nécessite d’être anticipé et préparé.

Les conversions bio se poursuivent en 2019 dans l’ensemble des productions

Le nombre de fermes bio à Cerfrance Vendée est en augmentation continue avec une évolution de +20% par rapport à 2018. Les systèmes de production concernés sont d’une grande diversité, comme le montre la répartition ci-dessous des adhérents bio de Cerfrance Vendée.

Les estimations régionales faites par la CAB* confirment que la dynamique de conversion bio perdure pour la 3e année consécutive (chiffres des conversions réalisées entre le 15 mai 2018 et le 15 mai 2019). On y retrouve également l’hétérogénéité des productions en Pays de Loire, avec d’autres filières bien représentées telles que les fruits & légumes et la viticulture.

Estimations 2019 des nouvelles conversions bio en Pays de la Loire (source CAB) :

*CAB : Coordination Agrobiologique des Pays de la Loire

La conversion Bio est une transition à préparer

Des questions essentielles se posent avant d’entamer la démarche de conversion :
  • Quelles sont les raisons de cette évolution, pourquoi ce passage en bio ?
  • Quels changements cela va entraîner sur le système et sur les personnes ? Notamment en ce qui concerne le cahier des charges, le contexte filière, le temps de travail nécessaire… 
  • Quelle est la prise de risque ? Quels sont les freins actuels ou les difficultés à venir?
  • Quelles sont les étapes d’une telle démarche ? Où trouver les réponses ?
  • A quelle date démarrer sa conversion ?
  • Quel type de conversion choisir (simultanée ou non), dans le cas d’une activité laitière ?

Répondre à ces interrogations peut demander du temps ; mais cette réflexion est indispensable pour mûrir et affiner son projet au mieux.

L’agriculteur trouve une grande partie des réponses dans les échanges entre producteurs d’une part, et dans les appuis des partenaires d’autre part. On peut souligner des moments clefs : rencontre entre pairs, visites de fermes, portes ouvertes, formations, diagnostic personnalisé, étude technico-économique prévisionnelle… Ceux-ci permettent également de lever certains freins psychologiques.

Pendant la phase de conversion, le système évolue de façon plus ou moins importante, en fonction de la situation de départ et des choix réalisés :

C’est notamment le cas en productions végétales et fourragères, ainsi que dans la mise en place du pâturage.

Les appuis techniques sont nécessaires, tout comme les échanges entre producteurs qui permettent de se réassurer. En effet, les repères technico-économiques changent! On peut citer quelques exemples en référence :

  • En production bovine laitière, le rendement laitier moyen bio 2019 est de 5 800 litres/vache ; alors qu’il est à 7 500 litres/vache en système conventionnel (données Cerfrance Vendée).
  • En céréales, le rendement moyen bio 2019 en blé tendre (majoritairement en association avec pois et/ou féverole) est de 33 q/ha pour un repère à 73 q/ha en production conventionnelle.  De même en maïs bio irrigué avec un rendement 2019 moyen de 70 qx/ha, alors qu’on se situe à 95 q/ha en système conventionnel (données Cerfrance Vendée).

D’un point de vue financier, les investissements liés à cette démarche sont généralement limités (bineuse, herse étrille, faucheuse, clôtures, abreuvement…) et des subventions permettent d’en limiter l’impact (notamment PCAE). Mais la gestion de la trésorerie reste l’un des principaux points de vigilance pendant la phase de conversion Bio !

L’aspect main d’œuvre est également à prendre en compte; les impacts sur le temps et l’organisation du travail pouvant être conséquents.

Christelle Guichard, Conseillère Bio à Cerfrance Vendée

Covid-19 : quelles sont les mesures spécifiques à prendre quand on est agriculteur ?

Covid-19 : quelles sont les mesures spécifiques à prendre quand on est agriculteur ?

La MSA a créé des fiches pratiques par secteurs d’activité et filière. Nous vous invitons à vous y référer, rendez -vous ICI.

Difficultés financières

Si vous rencontrez des difficultés économiques liées à la crise sanitaire, vous pouvez vous signaler à la cellule d’accompagnement des exploitants agricoles en difficulté via le formulaire en ligne sur le site de la DDTM.

Vous pouvez également contacter L’association Solidarité Paysans 85 au 06 17 85 03 97 ou le pôle Réagir de la CGA au 02 51 36 83 76.

Éligibilité au fonds de solidarité

En tant qu’exploitant agricole, vous pouvez prétendre au fonds de solidarité.

Le respect des règles d’éligibilité s’apprécie au niveau de chaque associé. La perte de chiffre d’affaires est celle du GAEC, répartie entre les associés pour déterminer le montant de l’aide qui est plafonnée à 1500 € par associé.

Un formulaire spécifique de déclaration est en ligne, il est accessible depuis votre espace particulier impots.gouv.fr

Retrouvez les réponses aux questions des entrepreneurs dans ce contexte particulier sur notre blog créé spécialement pour vous.

Céréales et pailles : observation des maladies

Céréales et pailles : observation des maladies

Les floraisons des blés s’entament ou se poursuivent selon les situations et les dates de semis. Le contexte météo de cette semaine est favorable au blé et permet de limiter les maladies.

Pour les blés tendres, un fongicide à DFE a déjà dû être réalisé avant les pluies, ce qui devrait être suffisant pour la fin de cycle si le temps ensoleillé se poursuit. dans les cas où il n’y a pas eu de traitement parce que la situation le permettait, la surveillance reste de mise pour les maladies de fin de cucle comme la rouille brune (Var sensible : Filon, Cellule, Nemo, Mutic…).

Pour les blés durs qui entrent en fleurs, un traitement anti-fusariose reste à envisager dans certains cas bien qu’il y ait du beau temps. Des essais dans le marais, démontrent que ce fongicide est majoritairement rentabilisé même en période sèche. Le traitement à floraison permet aussi de protéger contre les rouilles de fin de cycle et peut faire un relai septoriose dans les parcelles les plus à risque.

Pour toute question ou demande sur ce sujet, n’hésitez pas à contacter nos spécialistes en agronomie au 06 44 22 54 57 ou à agronomie@85.cerfrance.fr.

Grandes cultures : Confinement

Grandes cultures : Confinement

Le blé

Les bonnes nouvelles viennent des marchés internationaux

Depuis 2 mois, l’inquiétude face à l’épidémie déclenche un réflexe de stockage des denrées de base. En France, les consommateurs se sont d’abord rués vers les pâtes, puis vers la farine. A une autre échelle, des pays importateurs, tels que l’Algérie ou l’Égypte, ont multiplié leurs achats de blé. D’importants exportateurs ont plafonné leurs sorties, notamment la Russie et l’Ukraine. Ces mouvements ont mis les marchés sous tension, les cours mondiaux montent depuis mi-mars, retrouvant leur niveau de mi-janvier. La compétitivité du blé français s’améliore et lui permet de très belles performances à l’export (+23% / N-1).

Cependant, le débouché panification est très impacté par la fermeture de la RHD

Ainsi, le débouché panification est révisé à la baisse de 6% sur l’année, du fait de la chute de la demande en boulangerie artisanale et industrielle. Ce segment pèse 90% des ventes de farine. Sa diminution ne pourra que partiellement être compensée par les efforts des meuniers pour réallouer les volumes vers la demande en farine des consommateurs. Faute de chaîne d’ensachage ou confrontés à des difficultés dans l’approvisionnement en sachets de 1 kg et à la saturation de leur outil, ils proposent souvent des conditionnements de 5, 10, voire 25 kg en grande surface.

L’orge

La bonne nouvelle ne concerne que l’orge fourragère

Les exportations de grain sont dynamiques (+ 20 % / N-1), avec une bonne tenue du débouché fourrager et une demande accrue des pays tiers. L’utilisation française en alimentation animale se maintient.

Mais l’orge de brasserie est mise en difficulté par les conséquences du confinement

La fermeture des bars, restaurants, et l’annulation des événements sportifs et des festivals font chuter drastiquement la consommation de bière et entraîne la chute des volumes transformés en malt pour le marché national et l’export (respectivement -7% et -4% / N-1). Le marché, déjà attentiste avant la crise sanitaire, se maintient à un bas niveau.

Les stocks d’orge et de bière sont importants. L’Association des brasseurs de France évalue à 10 millions de litres les stocks, dont la majorité devra être détruite. En effet, la bière en fut à une durée de conservation de seulement 6 mois. Restent les stocks d’orge dont les perspectives de valeur sont sombres.

Perspectives

Si certains brasseurs ont réagi en développant de nouveaux segments (bières bouteilles en grande surface ou vente directe), cette crise fera sans doute disparaître des centaines de brasseries, surtout parmi les plus récentes (60% des 2 000 brasseries françaises ont moins de 3 ans).

Le colza

La bonne nouvelle vient de la demande en tourteau non-OGM

La chute du cours du pétrole liée au confinement généralisé entraîne une baisse spectaculaire des cours mondiaux des matières premières liées au prix de l’énergie (maïs, sucre, huiles végétales). En dépit de la perte de débouché en biocarburant, la graine de colza française est épargnée par la crise grâce à la demande soutenue en tourteau non-OGM et à une offre minorée depuis plusieurs années. Dans l’attente d’une récolte européenne faible en 2021 et d’une demande en alimentation animale et humaine soutenue, le marché du colza, ou du moins ce qu’il en reste, tire assez bien son épingle du jeu : après avoir connu une chute de presque 50 €/t en un mois avec le pétrole, les cours se sont repris.

Le maïs

Mauvaise nouvelle, même si elle est tempérée par la demande fourragère

Le prix du maïs français, compétitif face au blé tendre, est maintenu par les importantes demandes fourragères française et européenne. Il baisse dans le sillage de la chute de consommation des biocarburants, mais nettement moins que le maïs américain.

 À la suite des difficultés rencontrées à l’automne et au printemps pour semer les autres cultures, le maïs a parfois été l’ultime recours. Cela explique en partie que la surface emblavée ait augmenté de 11% sur cette campagne. La hausse de production risque de peser sur les cours.

Ne pouvant compter sur le soutien de la demande mondiale en carburant, la rentabilité de la culture semble bien difficile à atteindre cette année.

Mathilde SCRYVE – Veille économique agricole CERFRANCE