par Céline Vailhen | Déc 2, 2019 | Bovin Laitier, Références Économiques
En 2018, le prix du lait s’est stabilisé après trois années d’irrégularités et de baisse. Pour la deuxième année consécutive, le revenu disponible des éleveurs laitiers augmente, se situant autour de 24 000 € / UTHe (+ 3 000€ par rapport à 2017).
par Céline Vailhen | Déc 2, 2019 | Grandes Cultures, Références Économiques
Le revenu disponible moyen 2018 reste limité pour les systèmes céréaliers. Par contre, il existe de nombreuses disparités en fonction du secteur d’exploitation (marais, plaine, bocage), du potentiel agronomique ou encore de la dimension / UTH.
par Céline Vailhen | Déc 2, 2019 | Caprin, Références Économiques
Les indicateurs de marché en France sont positifs. Le prix du lait se maintient à un bon niveau.
Après l’année 2017 marquée par des investissements importants dans les élevages caprins, en 2018 les projets semblent plus modérés.
La maîtrise technique ou les accidents sanitaires expliquent les écarts de résultat.
Les fourrages 2018 de faible qualité pourraient freiner la production de début de campagne 2019.
par Céline Vailhen | Nov 18, 2019 | Bovin
Un marché déséquilibré, une consommation en baisse, des importations en hausse, pression sociétale sur le bien-être animal, la filière veaux a été fortement chahutée en 2019 avec des conséquences plus ou moins directes sur les éleveurs.
La période récente ou la filière affichait une certaine stabilité et était en recherche d’éleveurs semble pour le moment derrière nous.
La filière veaux peut
malgré tout attirer encore des nouveaux investisseurs avec un renouvellement
important à prévoir au regard de la pyramide des âges et un travail important
sur la réduction des astreintes de travail et la sécurisation des
investissements via des contrats.
Plusieurs facteurs pour une conjoncture assez difficile :
La filière française doit faire
face à une baisse de la consommation de
veaux avec une viande qui a du mal à trouver sa place dans un contexte
exposé au bien-être animal et avec une population de consommateurs vieillissante
qui se renouvelle peu. La nouvelle réglementation sur les promotions dans le
cadre de la loi EGALIM a aussi eu un impact sur les volumes avec moins de promotions
possibles.
Face à cette consommation en
baisse, l’érosion de la production a
atteint 16 % en 8 ans avec des arrêts de producteurs non entièrement
remplacés. Mais depuis mi-2018, la baisse de consommation s’est aussi
accompagnée d’une hausse des
importations de 4 à 5 000 têtes par mois qui sont venues encombrées un
marché déjà difficile. Les départs retardés en ferme ont entrainé une hausse
des poids d’abattage de l’ordre de 3 kg / veaux malgré le ralentissement des
plans d’alimentation
Dans ce contexte, les cours ont chuté en 2019 de 0.60 € / kg
soit – 11 % par rapport à 2018 et – 12 % par rapport à la moyenne sur 5
ans. Les cours amorcent une légère
hausse depuis la semaine 35 mais l’assainissement total du marché n’est pas
espéré avant 2020 avec une légère reprise de la consommation et une baisse des
mises en place de 2 %.
Des
marges brutes stables depuis 2-3 ans
Il existe deux systèmes différents pour l’élevage de veaux
de boucherie en Vendée :
- Un
système dit libre ou l’éleveur achète ses veaux et son aliment
- Un
système à la commission ou l’éleveur n’est pas propriétaire des veaux et
l’opérateur paye l’aliment.
Il existe 2 types de contrat à la commission : à
l’animal produit ou à la place. Dans ce deuxième cas, les éleveurs sont rémunérés
par un fixe par place et par jour même pendant la période de vide. Ce dernier
type de contrat permet d’être moins impacté par un allongement des vides.
Certains contrats prévoient que les éleveurs touchent un bonus en fonction des résultats techniques moyens
de plusieurs lots.
Les marges veaux ont progressé il y quelques années afin de
compenser la baisse des aides PAC. Elles sont relativement stables depuis 2-3
ans avec une fourchette de Marge Brute
de l’ordre de de 100 € à 130 € / veau soit environ de 170 à 220 € / place pour
une base de 1.70 veaux / place en moyenne. La crise de 2019 a eu pour effet
un allongement important des vides pour certains opérateurs
Quels enjeux pour la filière demain ?
Veaux de boucherie: Enjeux sociétal fort
La pression est forte des associations pour le bien-être animal. Par exemple, L214 a
fait un espace dédié sur son site internet octobre 2019. Malgré les efforts
important de la filière depuis quelques années (cages collectives, alimentation
à base de fibres), l’élevage de veaux est toujours critiqué et doit communiquer fortement pour faire connaitre l’évolution de ses
pratiques.
Quelle stratégie des Pays-Bas ?
Une part important des opérateurs français sont directement ou
indirectement dépendant de firmes
importantes des Pays-Bas. L’augmentation des importations de veaux
Hollandais a donc été très mal perçue par la filière française qui accuse ces
firmes de faire le jeu des éleveurs Hollandais. Le marché Hollandais est sur
des veaux plus lourds avec peu de consommation intérieure et beaucoup de
production pour l’export.
Des veaux laitiers de qualité
Un des enjeux de la filière veaux
est la disponibilité en veaux laitiers ou croisé de qualité. La faible rémunération
des éleveurs laitiers n’incite pas pour le moment à des efforts dans ce sens et
des démarches ont été faites en direction des producteurs de lait avec un
faible impact pour le moment.
Quelles perspectives pour les éleveurs en 2019 ?
Certains éleveurs ont investis récemment en Vendée avec des
outils performants qui permettent d’avoir des résultats techniques correct et
avec une pénibilité du travail fortement réduite (chariots pour distribuer le
lait, alimentation automatique pour la fibre, pilotage des bâtiments). Avec ces
investissements couteux (de 1 250 à
1 350 € / place soit environ 500 000 € pour 400 places), les éleveurs
doivent avoir une certaine garantie de marge / place pour dégager un revenu
correct.
Après une période difficile début 2019, le retour à l’équilibre est attendu avec des efforts importants pour relancer la consommation sur l’évolution des modes de consommation (hachée, grillades) mais il faut sans doute être vigilant sur le développement futur à moyen terme.