PAC 2017 : les soldes des aides PAC

PAC 2017 : les soldes des aides PAC

Le ministère de l’Agriculture a annoncé que les soldes des aides PAC de la campagne de 2017 sont en paiement depuis le 21 février 2018.

Aides découplées et couplées 2017 finissent de se solder en ce moment.

Les soldes des aides découplées et des aides couplées végétales ont été mis en paiement depuis le 21 février 2018. Les prochains sont prévus pour le 22 mars 2018. Certains dossiers n’ont pas perçu le solde du paiement vert.

2 possibilités apparaissent :

1- Ils ont été instruits sur les conditions du paiement vert, après le déclenchement du dernier versement. Dans ce cas le solde est pour le prochain train de paiement.

2- Ou il y a une anomalie, ou une suspension de l’instruction.

Pour faire le point de votre situation exacte contactez la DDTM.

MAEC et aides Bio : retour à la normale pour 2018

Sur les 300 000 exploitants concernés par ce paiement, environ 60 000 n’avaient pas d’ATR et ont donc reçu l’intégralité du montant d’aide attendu, tandis que 212 000 exploitations, ayant déjà bénéficié de l’ATR, ont perçu un solde net positif après compensation du montant de l’ATR , selon le ministère.

90 % des dossiers MAEC et des aides à l’agriculture biologique de 2015 seraient soldés.

Selon le calendrier des paiements annoncé en juin 2017, les MAEC et aides Bio 2016 devaient être payées en mars 2018 et celles de 2017 en juillet 2018. Or, cela a pris du retard.

Analyses et perspectives agricoles 2018

Analyses et perspectives agricoles 2018

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Références Agricoles

Le livre blanc « Références agricoles » est rédigé par nos conseillers Cerfrance spécialisés en agriculture, il a pour objet de vous présenter l’analyse et les perspectives des différents filières agricoles : production laitière,production caprine, production porcine, aviculture, cuniculture et les grandes cultures.

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Résultats agricoles Vendéens viande bovine

Résultats agricoles Vendéens viande bovine

Une crise structurelle en viande bovine qui induit des évolutions de système d’élevages (CERFRANCE Vendée)

Décapitalisation du cheptel de bovins allaitant en 2017

Les départs à la retraite non remplacés, la sécheresse dans certaines zones et le manque de trésorerie dans les élevages ont conduit à une hausse significative des abattages de vaches allaitantes, en Vendée (51 076 vaches, +5%/2016) et en France (+6%/2016). En outre, la consommation de viande bovine poursuit son érosion (-2%/2016) et les abattages de vaches laitières restent à un niveau élevé (même si -1%/2016). Ainsi, les prix de vente sont resté à un faible niveau en 2017 (source : CERFRANCE Vendée) :

  • Prix moyen 2017 de la vache de race Charolaise : 3,76 €/kg (+9 cts/2016)
  • Prix moyen 2017 de la vache de race Blonde d’Aquitaine : 4,39 €/kg (-9 cts/2016)

Les marges brutes des vaches sont en retrait (source : CERFRANCE Vendée) :

Marge Brute Produit Coût alimentaire
Race Charolaise 662 €/VA (-36 €/2016) -13 €/VA +19 €/VA
Race Blonde d’Aquitaine 830 €/VA (-29 €/2016) +36 €/VA +61 €/VA

A noter que la décapitalisation a générée une hausse du produit dans certains élévages. De plus, les aléas climatiques et la qualité des fourrages récoltés n’ont pas permis une réduction du coût alimentaire.

Année atypique pour le jeune bovin

En ce qui concerne le jeune bovin allaitant, l’année a été meilleure. En lien avec la baisse de la production (46 068 JB soit -4%/2016), le rebond de la consommation italienne de viande bovine et à un transfert de la consommation allemande de la viande de porc vers la viande bovine, le prix du JB a progressé, et ce quelque soit la race (source : Cerfrance Vendée) :

  • Prix moyen 2017 du jeune bovin Charolais : 3,81 €/kg (+10 cts/2016)

L’année a également été atypique avec l’absence de baisse saisonnière au printemps, puis une forte hausse du prix en été, avec un écart de +34 cts/kgc/2016 durant tout l’automne.

La marge brute du jeune bovin s’améliore, même si, comme pour les vaches, le coût alimentaire a augmenté (source : Cerfrance Vendée) :

Marge Brute Produit Coût alimentaire
Race Charolaise 397 €/JB (+63 €/2016) +72 €/JB +5 €/JB

 

La crise structurelle mène à des modifications des systèmes d’élevages. Quel cheptel vendéen demain ?

A court-terme, il semble que la phase de décapitalisation va se poursuivre, avec un recul du potentiel d’engraissement. A moyen-terme, les évolutions sont plus incertaines. Le système naisseur-engraisseur est remis en question dans certains élevages. La Vendée est récemment devenue exportatrice nette de broutards. Néanmoins, des projets d’ateliers d’engraissement de jeunes bovins existent (spécialisation ou reconversion laitière). Une majorité de départs à la retraite ne sont pas remplacé. Toutefois, des jeunes sont motivés, et s’installent au sein de l’exploitation familiale ou entre tiers, en développant le cheptel. Également, les projets de conversion en agriculture biologique se font de plus en plus nombreux.

Transversalement à ces modifications de systèmes, les éleveurs s’orientent vers une de ces 4 stratégies pour surmonter les difficultés :

  • Hausse de la productivité de la main d’œuvre (+1 VA/an/UTH) et/ou du cheptel (+2 kgc/VA/an)
  • Réduction des charges (autonomie alimentaire, mutualisation de la mécanisation)
  • Meilleure valorisation des produits (segmentation des animaux, filières qualités, vente directe)
  • Simplification du travail

Aucune stratégie n’est idéale, la plus pertinente dépend de l’éleveur et de l’élevage. Les cohérences doivent être au cœur de la réflexion : chargement, coût alimentaire au regard du produit, marge bovine à l’hectare comparée au potentiel des cultures, charge de mécanisation selon le cheptel, potentiel d’investissements par rapport à l’EBE, …

 

Ainsi, il apparait bien difficile de définir les types d’exploitations de bovins allaitants qui composeront le paysage vendéen. Néanmoins, la diversité des systèmes et des éleveurs, qui constitue une des forces de la filière, devrait toujours être d’actualité.

Retrouvez les résultats 2017 en viande bovine Vendéens ainsi que les perspectives 2018 par les conseillers spécialisés Cerfrance Vendée. Pour télécharger, l’ensemble des résultats cliquez-ici.

Résultats agricoles Vendéens grandes cultures

Après une année 2016 compliquée suite à une chute des rendements et des problèmes de qualité en céréales à paille dans un contexte marché difficile, les revenus des céréaliers vendéens s’améliorent en 2017 et ceci malgré des prix de vente inférieurs.

En effet, les rendements des céréales sur la campagne 2017 reviennent au niveau de la moyenne quinquennale et ceux concernant les oléagineux sont supérieurs. Exemple avec les rendements du blé tendre en bocage qui augmentent de 10 q / ha pour se situer à 69 q / ha et ceux du colza de 5 q / ha pour se situer à 37 q / ha. D’autre part, les intrants diminuent d’une cinquantaine d’euros / ha, principalement la charge d’engrais du fait du prix.
Dans ce contexte, la marge brute sur les cultures de vente progresse en moyenne de 150 € / ha.
Quant aux charges de structure, elles continuent leur évolution à la baisse. Il y a des phénomènes mécaniques. Les cotisations sociales 2017 sont impactées par les bas revenus 2016. Les charges de carburant ont aussi diminué depuis 2016 du fait du prix. Elles évoluent à la baisse compte tenu aussi des choix des exploitants, notamment par une politique d’investissement ralentie, même avec l’avantage fiscal du suramortissement. Entre 2013 et 2017, on devrait constater une baisse de près de 100 € / ha.

L’évolution des marges est légèrement différente selon les secteurs de la Vendée et encore une fois les rendements sont relativement hétérogènes selon le potentiel agronomique, l’itinéraire cultural et les conditions climatiques locales. Au niveau du bocage, les bons rendements en blé tendre, et les très bons en oléagineux au regard des moyennes quinquennales confortent la marge des cultures. Pour la plaine, si le blé dur et le maïs grain retrouvent des rendements dans la moyenne, il manque encore quelques quintaux pour le blé tendre. Quant au marais, les marges du blé dur et du tournesol s’améliorent grâce à de bons rendements.

Dans ces conditions, les ressources financières des céréaliers vendéens au travers de l’EBE se confortent par rapport à l’année passée. Le niveau d’EBE devrait progresser d’environ 150 € / ha entre 2016 et 2017. Au final, les tendances d’EBE / UTH sont les suivantes :
30 000 € à 35 000 € Bocage
35 000 € à 40 000 € Plaine non irrigants
45 000 € à 50 000 € Plaine irrigants
65 000 € à 70 000 € Marais

Ils sont néanmoins inférieurs aux moyennes quinquennales 2012/2016 qui restent à pondérer compte tenu du très bon niveau de 2012.

Ces évolutions de revenus sont donc liées aux meilleurs rendements et à la contraction des charges. Les prix de vente sont en diminution du fait d’une récolte mondiale abondante, la production russe pèse sur le prix des blés, et les productions américaines, brésiliennes, et argentines pèsent sur celui du maïs. L’appréciation de l’ €/$ pénalise la compétitivité des céréales françaises et impacte d’environ 15 à 20 € / t les prix du blé tendre et du maïs par rapport à l’an dernier et environ 30 € / t pour le blé dur.

S’il y a eu quelques opportunités un peu plus intéressantes début juillet 2017, depuis les prix sont en diminution et relativement bas. Dans ce contexte de prix, plusieurs éléments amènent les exploitants à s’interroger sur la stratégie à adopter :
• les rendements sur les cultures conventionnelles stagnent depuis plusieurs années,
• les cultures conventionnelles à forte valeur ajoutée, exemple avec le maïs semence, sont moins faciles d’accès,
• le prix des reprises des exploitations reste important.
…tout ceci dans un contexte d’une concurrence mondiale accrue, d’un climat changeant, d’une réglementation environnementale qui se durcit, notamment au travers des récentes discussions sur le glyphosate. La future PAC approche à grands pas et l’interrogation porte sur le futur niveau des aides.

C’est pourquoi un certain nombre d’exploitants ont pris la décision de se convertir à l’agriculture biologique au regard des prix proposés et de l’opportunité de contractualiser des prix mini sur 5 ans. Pour ceux qui restent en conventionnel, chez certains, il existe encore des marges de manœuvre au travers de l’itinéraire culturale et de la cohérence intrants / potentiel de rendement, de la réduction des frais de mécanisation avec la mise en place de partenariats.

Chacun au sein de son entreprise doit prendre en compte ces éléments et définir une stratégie pour les années à venir, stratégie propre à chacun compte tenu de ses objectifs et de la structure de l’entreprise.

 

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