par Cerfrance Vendée | Oct 21, 2014 | PAC
Environ 30% des aides PAC 2015 correspondant au « paiement vert » seront conditionnés par le respect des 3 critères suivants : la diversité de l’assolement, le respect du taux de Surface d’Intérêt Ecologique (SIE), le maintien de certaines prairies permanentes.
La diversité d’assolement s’applique à toutes les exploitations déclarant plus de 10 ha de surface en cultures. En fonction de votre situation, il faudra mettre en place deux ou trois cultures différentes, que la culture principale représente moins de 75% de la surface arable et que les deux cultures majoritaires représentent moins de 95% de la surface arable, s’il vous faut trois cultures. Des situations dérogatoires existent pour les exploitations très herbagères.
En 2015, pour toutes les exploitations détenant plus de 15 ha de terres cultivées, les SIE devront représenter au moins 5% de la surface arable. Contrairement aux SET de la PAC 2014, les SIE doivent être localisées sur les terres arables. Des SIE ont été créées comme les surfaces en plantes fixant l’azote, ou les surfaces en interculture. Une liste de particularités topographiques a été définie au niveau national afin de justifier de ce ratio (haies, fossés, bandes tampons, jachères,…). Des situations dérogatoires existent pour les exploitations très herbagères.
La réforme de la PAC annule les références individuelles de surface en prairie temporaire et prairie permanente. Par contre, la réforme de la PAC prévoit l’interdiction de retourner les prairies permanentes en zone sensible.
Il est indispensable que vous preniez en compte ces informations pour constituer votre assolement 2014/2015 : cela conditionne directement les aides PAC 2015 liées au paiement vert.
N’hésitez pas à contacter votre interlocuteur PAC ou votre conseiller dans votre agence CERFRANCE Vendée.
par Cerfrance Vendée | Oct 21, 2014 | Aides
Le 5ème programme d’actions directive Nitrates modifie une partie des éléments de détermination de la conformité de la capacité de stockage des effluents d’élevage.
Dans ce cadre, au niveau de la région des Pays de La Loire, un programme d’aide à l’investissement serait ouvert spécifiquement pour les JA aidés, selon des modalités d’éligibilité qui restent à préciser.
L’enveloppe budgétaire, le niveau de subventions et les critères d’accès aux aides à l’investissement pour les travaux de mise aux normes restent toutefois à préciser.
Vous êtes concernés si vous respectez cumulativement les conditions suivantes :
- Vous êtes installé depuis le 01/01/2012,
- Des investissements de mise aux normes sont prévus dans votre PDE.
Dans ce cas si vous souhaitez augmenter vos capacités de stockage, vous devez vous déclarer avant le 1er novembre 2014. Le document est à envoyer à la DDTM. Vous vous engagez alors à réaliser les travaux de mise aux normes avant le 1er octobre 2016.
ATTENTION, ce document ne vaut pas demande de subvention, vous devrez pour cela remplir un dossier ultérieurement.
Si vous souhaitez des explications complémentaires au remplissage du formulaire, ou si vous souhaitez vérifier votre situation vis-à-vis de votre besoin de stockage des effluents, vous pouvez solliciter l’appui d’un conseiller environnement CERFRANCE Vendée.
par Cerfrance Vendée | Oct 10, 2014 | Agro-Environnement
Le diagnostic de performance énergie consiste à faire un bilan global des énergies directes et indirectes sur l’exploitation.
Cette vidéo pédagogique a pour objectif de présenter le déroulement et les résultats d’un diagnostic de Performance Energie.
Le diagnostic de performance énergie
par Cerfrance Vendée | Sep 9, 2014 | Actualité Générale
Exploitation moyenne spécialisée

Vente à l’expédition: huîtres emballées à destination des grandes et moyennes surfaces, poissonneries et restaurants.
Vente au détail: huîtres vendues au détail, le plus souvent sur les marchés.
Résultats économiques et financiers

En 2013, malgré la hausse de la valeur ajoutée, la rentabilité de la production décroît.
par Cerfrance Vendée | Sep 9, 2014 | Grandes Cultures
L’exploitation moyenne spécialisée

L’année 2013 a été marquée dans notre région par un hiver et un printemps froids et humides : les conditions d’implantation ont été difficiles et des parcelles ont pu être resemées en cultures de printemps. La chaleur estivale et le temps sec ont permis de récolter les céréales à paille et le colza dans de bonnes conditions, mais elles ont impacté négativement les rendements en maïs grain. Aussi les rendements moyens en céréales et en oléagineux sont en baisse par rapport à 2012, et se situent au mieux dans la moyenne décennale.
Le résultat par actif familial est en diminution : il s’affiche en moyenne à 38 300 €, soit moins 15 000 € en un an. Toutefois, il reste au niveau de sa moyenne quinquennale.
Cotation du blé rendu Rouen
Au niveau mondial, les récoltes 2013 de céréales et d’oléagineux sont exceptionnelles : les blés de la Mer Noire et de Roumanie concurrencent les blés français sur les marchés du Maghreb et du proche Orient, d’autant plus que la qualité des blés français (taux de protéines) n’est pas au rendez vous. En fin d’année, les exports russes se tarissent et la demande reste ferme (Maghreb, Asie) permettant aux blés français de retrouver une seconde dynamique. En maïs, la récolte américaine recouvre son niveau d’avant la sécheresse 2012 et vient s’ajouter aux bonnes récoltes en Amérique du Sud et en Ukraine, d’où une chute plus prononcée des cours du maïs. Enfin, les récoltes record de colza et de tournesol entrainent un recul très marqué des cours des deux oléagineux dès le printemps.
En parallèle, certaines charges sont en hausse : c’est le cas des intrants, des travaux par tiers, du prix des carburants, et des cotisations sociales des exploitants (dont le calcul est basé sur les bons revenus des années précédentes).

Quelques cultures au crible
Les marges brutes par hectare à la récolte 2013 sont en net recul : de moins 39 % en blé à moins 52 % en colza. La chute des prix de vente se conjugue avec la baisse des rendements :
moins 40 à moins 55 € par tonne sur le prix de vente des céréales et moins 110 à moins 130 € par tonne en oléagineux,
moins 5 à moins 10 qx par hectare en céréales et moins 4 à moins 5 qx par hectare en oléagineux.
De plus, les charges d’intrants sont en hausse de 20 à 30 € par hectare selon les cultures.
La récolte 2014 s’annonce importante en volume. La production mondiale de blé est attendue à nouveau à près de 700 Mt grâce aux bonnes conditions climatiques dans l’hémisphère Nord. En maïs, sauf accident climatique cet été aux Etats Unis, le bilan mondial devrait être lourd et peser sur l’ensemble des cours des céréales. Aussi, l’orientation baissière de ce printemps devrait se confirmer à la récolte. Les craintes liées à l’apparition du phénomène El Nino dans l’hémisphère Sud pourrait limiter la baisse des prix, mais plutôt dans un second temps. Enfin, l’évolution du marché mondial restera très dépendante du dynamisme de la demande, en particulier chinoise (évolution de ses stocks, politique vis-à-vis des cultures OGM américaines, etc.) et des éventuels soubresauts du conflit ukrainien.
Dans ce contexte d’une nouvelle baisse des prix de vente, et d’une érosion des aides PAC, la connaissance du coût de revient de ses cultures est indispensable pour analyser la structuration de ses coûts et leur évolution possible.
