PAC 2020_Malgré la météo, n’oubliez pas les obligations pour vos cultures !

PAC 2020_Malgré la météo, n’oubliez pas les obligations pour vos cultures !

Ce début d’année 2020 a été, tout comme fin 2019, synonyme de pluie. Malgré toutes les contraintes engendrées, ces aléas climatiques ne font pas disparaitre le respect de la réglementation PAC.

La météo de ces dernier mois a impacté la majorité des exploitations sur le territoire vendéen. L’excès d’eau à provoquer des maladies, des destructions dans les cultures voire une impossibilité totale de semer. Néanmoins, des points majeurs sont à prendre en compte pour la PAC 2020 :

  • La présence de culture sur les parcelles
  • La diversité des cultures

La présence de culture sur les parcelles

Plusieurs cas sont relevés :

  • La surface est totalement nue (pas de semis, plantes qui n’ont pas levé, plantes détruites) ou une partie des plantes ont levé mais la surface majoritaire est nue. Dans ces conditions, la parcelle n’est pas éligible aux aides PAC.

Deux solutions pour l’agriculteur :

  • Semer avant la déclaration PAC 2020 afin d’avoir un couvert admissible et conserver l’aide PAC
  • Laisser la surface nue. Dans ce cas, elle sera à déclarer en tant que SNE (surface non exploitée) à la PAC et l’agriculteur ne percevra pas d’aide sur cette parcelle
  • La surface a été semée mais il est constaté des petites zones nues minoritaires au sein de la parcelle. L’aide découplée PAC est maintenue.

Pour les agriculteurs demandant les aides couplées (semences, légumineuses fourragères, protéagineux, etc.) ou l’aide Agriculture Biologique-MAEC, il est conseillé de contacter la DDTM afin de vérifier l’éligibilité des parcelles.

Il est conseillé de semer les surfaces nues. C’est de la responsabilité de l’agriculteur d’identifier dans quel cas il se trouve et de faire le nécessaire.

La diversité des cultures

Ce critère de la PAC consiste à ce que la culture principale ne dépasse pas 75% de la surface totale. Et les deux cultures principales ne dépassent pas 95% de la surface totale.

Quelques rappels :

  • Les prairies permanentes ne sont pas comptabilisées dans la surface totale
  • Sont considérés comme une seule culture :
    • Tous les maïs (semences, doux, ensilage, grain)
    • Le blé dur et le blé tendre
    • Toutes les surfaces en herbe temporaire sauf si elle est concernée par la production de semence ou si c’est une légumineuse fourragère
    • Toutes les jachères
  • Sont considérés comme différente culture :
    • Les cultures d’hiver et les cultures de printemps
    • Le blé et l’épeautre
    • Les cultures mélangées comptent pour autant de culture si elles ne sont pas destinées à la production d’herbe ou de fourrage et si elles n’ont pas d’espèce commune
  • Certaines exploitations peuvent être en dérogation partielle (les surfaces entre 10ha et 30ha doivent avoir deux cultures différentes dont la première représentant moins de 75% de la surface totale, les exploitations en Agriculture biologique partielle, etc.) ou en dérogation totale (surface inférieure à 10ha, exploitation en Agriculture biologique totale, exploitation avec plus de 75% de surface dédiée à la production d’herbe, etc.).
PAC 2020 : quelles suites pou les MAEC en Vendée

PAC 2020 : quelles suites pou les MAEC en Vendée

Les agriculteurs ayant engagé des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques en 2015 (arrêt en mai 2020) vont pouvoir bénéficier d’une prolongation de contrat sous certaines conditions.

Cette année annonce la fin des contrats MAEC signés en 2015. En parallèle, les négociations sont lancées pour la création de la nouvelle PAC.  Dans l’attente de cette nouvelle programmation, les services responsables des Mesures Agro-environnementales et climatiques ont étudié et validé l’ouverture de nouveaux contrats.

Contractualisation 2020

Les agriculteurs situés sur les zones MAEC ont plusieurs possibilités :

  • Prolonger leur précédent contrat à l’identique avec le même niveau de mesure, la même surface engagée et un cahier des charges identiques. Note concernant les MAEC Système : les MAEC Maintien et  les MAEC Evolution pourront être prolongé en MAEC Maintien.
  • S’engager sur une nouvelle période de 5 ans sur de nouvelles parcelles

Ces démarches sont basées sur le volontariat. Il est possible de ne pas resouscrire.

La prolongation d’un an et l’engagement sur 5 ans constituent des contrats à part entière. Par conséquent, le non-respect du cahier des charges n’impacterait pas le contrat passé 2015-2020. En revanche, les contrôles pourront avoir lieu au cours du contrat et jusqu’à 4 ans après sa fin.

L’enveloppe budgétaire impose à l’administration de prioriser les demandes. Suivant la zone et le type de MAEC concerné, la prolongation d’un an et l’engagement sur 5 ans seront en priorité 1 ou 2.

Quelle démarche ?

Pour se réengager dans une MAEC, il faut contacter la Chambre d’agriculture de Vendée (02 51 36 82 22) ou le Syndicat de Marais concerné. Ils proposeront soit :

  • Un rendez-vous individuel
  • Un rendez-vous collectif (à destination des agriculteurs souhaitant reconduire à l’identique)

L’objectif étant de contractualiser pour la déclaration PAC 2020, les agriculteurs intéressés doivent se faire connaitre au plus vite.

Quelques conditions à respecter

  • Avoir un chargement minimum

Pour calculer le chargement : Nombre UGB annuel moyen du 15/05/n-1 au 16/05/n

  • Engager au moins 60% des prairies permanentes présentes sur le Marais (Breton/Poitevin)
  • Les prairies permanentes de l’exploitation doivent représenter au minimum 5% de la SAU totale
Produire sa propre électricité : c’est déjà possible

Produire sa propre électricité : c’est déjà possible

De plus en plus on parle d’autoconsommation électrique. Ce qui pouvait sembler utopique il y a encore 2 ans, est d’actualité dès aujourd’hui. Il est nécessaire de bien dimensionner son installation et d’éviter quelques pièges. La démarche est très simple.

Comment ça marche ?

L’autoconsommation peut fonctionner avec de nombreuses énergies (petites éoliennes …), mais le plus simple est de le faire avec des panneaux photovoltaïques. L’installation est branchée à du compteur de consommation électrique. Pour cela il faut disposer d’un compteur dit intelligent qui compte dans les deux sens : consommation de la fourniture issue du réseau (ENEDIS), production fournie au réseau en cas d’excédent. Les compteurs de puissance supérieure à 36 Kva, en général le permettent, les LINKY aussi.

Les pouvoirs publics ont publié l’arrêté tarifaire qui permet l’autoconsommation avec vente de surplus le 9 mai 2017. Ils ont aussi fait évoluer le droit, à plusieurs reprises depuis 2017, pour sécuriser juridiquement cette pratique.

L’autoconsommation et la production d’excédent

Potentiellement la production dépasse la consommation à certains moments de la journée. La production excédentaire est donc injectée sur le réseau. L’autoconsommation ne peut pas être totale, sauf si on bride l’installation pour ne pas produire quand il n’y a pas de consommation.

Les pièges à éviter

L’autoconsommation et la production excédentaire, peuvent varier dans la semaine (Week-end / jours de semaine), ou selon les saisons, en fonction des évolutions de productions et de consommations de l’entreprise. Il n’y a pas de solution standard. Il faut bien mesurer les courbes de consommation pour connaître son gisement d’économie.

Les gains se font sur les consommations évitées. Il est donc primordial, de mesurer le coût / kwh économisé. Cela dépend de la facture. Les fournisseurs n’ont pas tous la même structure de coût : abonnement fixe / coût variable, prix selon la plage horaire … Le coût unitaire peut se situer dans une fourchette de 8 à 13 cts €/kwh selon votre situation.

De nombreuses grandes surfaces commerciales se sont équipées d’ombrières de parking. L’intérêt économique semble donc à portée de main. Cependant dans vos entreprises le gisement d’économie reste modeste, par rapport à ces activités. Il est donc plutôt souhaitable de rechercher un investissement bien ajusté, et à ne pas rechercher à tout prix la performance technique qui s’accompagne de coût d’investissement et de fonctionnement plus élevés.

Les clés de la réussite : bien connaître sa consommation, déterminer son prix d’électricité, ajuster le projet à la bonne dimension, intégrer les évolutions futures dans la réflexion.

Cerfrance Vendée vous propose un tour d’horizon sur le contexte de l’énergie, sur la production photovoltaïque, la méthanisation et la réduction des consommations.

Quand et comment renouveler son Certiphyto ?

Quand et comment renouveler son Certiphyto ?

Les exploitants et salariés agricoles ont eu des certificats délivrés à partir de 2009 pour une durée de 10 ans qui arrive donc à échéance. Anticipez le renouvellement car les délais réglementaires existent : délais pour réaliser la formation et délai de validation administrative.

L’objet du Certiphyto, obligatoire depuis le 26 novembre 2015, est d’attester que son détenteur est en mesure d’utiliser des produits phytopharmaceutiques dans le respect de l’environnement et de préservation de sa santé et de celle des consommateurs.

Le premier point est de vérifier votre échéance individuelle qui se trouve sur votre certificat personnel.

Retrouvez ensuite toutes les informations utiles pour le renouvellement du Certiphyto sur la plaquette accessible ci-dessous :

En résumé, il y a trois manières de renouveler son Certiphyto :

Passer un test QCM d’1h30 en salle Réaliser une formation d’une journée Réaliser une formation labellisée Ecophyto par VIVEA
3 à 9 mois avant la fin de validité l’échéance du certificat en cours 3 à 9 mois avant la fin de validité l’échéance du certificat en cours 3 ans à 6 mois avant l’échéance du certificat, suivre une ou plusieurs formations labellisées Ecophyto pour une durée minimale totale de 14 h4 à 6 mois avant l’échéance du certificat, suivre un module de formation à distance de 1h30 à 2h
Un échec au test dirige le candidat vers la formation, obligatoirement Liste des organismes de formation habilités ICI   Liste des formations ICI Filtrer avec le Thème de formation : “formations labellisées Ecophyto“ puis le département.
TIC : faites votre demande de remboursement avant le 01/02/2020

TIC : faites votre demande de remboursement avant le 01/02/2020

La TIC est en hausse. Cette année, un acompte est réservé à ceux qui auront fait leur demande de remboursement 2018 avant le 1er février 2020.

Réforme de la taxe Intérieure de Consommation (TIC)

La loi de finances pour 2020 a supprimé le taux réduit applicable au Gazole Non Routier (GNR).

Le taux normal du GNR va être appliqué progressivement sur 3 ans :

  • 37.68 € / hl en 2020
  • 50.27 € / hl en 2021
  • 59.40 € / hl en 2022

Le remboursement de TIC va augmenter en parallèle afin que le reste à charge de cette taxe demeure de 3.86 € / hl pour l’exploitant.

Afin de limiter les effets sur la trésorerie de cette hausse conséquente, des avances vont être mises en place à compter de juillet 2020.

Pour bénéficier de l’avance en juillet 2020 (basée sur la consommation de GNR 2018), il faudra avoir réalisé sa demande de remboursement TIC 2018 avant le 1/02/2020.

Ne tardez pas à faire votre demande de remboursement. Si vous souhaitez être accompagnés pour cette démarche rapprochez-vous au plus vite de votre agence Cerfrance Vendée.