Des revenus stables en volailles de chair mais des fortes demandes d’adaptation

Dans un contexte céréalier favorable aux productions animales, les marges brutes des éleveurs de volailles se sont maintenues en 2017 avec une progression sensible depuis 2 ans des marges canards et volailles label. La filière vendéenne est dynamique avec un niveau d’investissements important, notamment boostés par les aides PCAE et les aides des opérateurs pour les nouveaux investisseurs. Les états généraux de l’alimentation ont réaffirmé la demande des consommateurs pour évoluer vers des produits sous signe de qualité et un des principaux enjeux reste la reconquête du marché de la volaille en RHD.

Stabilité des marges en 2017 pour les poulets et dindes, forte hausse en canards :

 

 

Si on enlève les écarts liés aux échantillons des trimestres, les marges brutes / m² sont stables en :

  • Poulet de chair standard pour une moyenne 2017 de 30 € / m²
  • Dindes de chair pour une moyenne 2017 de 34.5 € / m²
  • Poulets bio pour une moyenne 2017 de 45 € / m²
  • Volailles label pour une moyenne de 35 € / m²

Les marge brute sont en forte augmentation en canard pour une moyenne 2017 de 53.5 € / m² en lien avec une baisse de la pression sanitaire.

Ces moyennes masquent de fortes disparités en fonction du niveau technique de l’éleveur et de la vitesse de rotation des lots.

Augmentation de l’EBE pour les élevages spécialisés, progression moins forte des revenus courants

Le contexte favorable globalement pour la volaille de chair et l’augmentation des dimensions d’élevage /UTHF explique la progression du niveau d’EBE/ UTHF depuis 2014. Le résultat courant / UTHF (EBE – amortissement – Frais Financiers) progresse moins vite que l’EBE avec des investissements importants (50 000 € / exploitations spécialisées en 2016).

 

 

Quels enjeux pour la filière demain ?

 

1°) Forte évolution des modes de consommation

Le bilan des états généraux de l’alimentation ont confirmé les nouvelles tendances de consommation volailles sous signe de qualité (label, bio, certifiés),  plus de découpe et plats préparés. L’enjeu pour la filière est de répondre à cette demande et conquérir des parts de marché dans le RHD, ou les viandes importées sont prédominantes.

2°) Pression sur le sanitaire qui reste forte

L’année 2017 a été fortement impactée par la grippe aviaire. Les éleveurs vendéens n’ont pas été touchés directement par les vides sanitaires. Néanmoins, les opérateurs ont subi des fermetures de leur marché export et une forte baisse de la production française en particuliers en canards gavage. Le plan biosécurité mis en place a mobilisé toute la filière car les enjeux sont importants.

3°) Le bien-être animal au cœur des préoccupations

L’année 2017 a également vu le bien-être animal au cœur des débats. L’enjeu de la filière est de répondre aux attentes sociétales sans mettre en péril le modèle de production afin de maintenir des couts de revient corrects. Le prix de vente du produit reste malgré tout encore un facteur déterminant pour les acheteurs avec une concurrence forte de pays tels la Pologne ou l’Ukraine.

Un plan filière suite au état généraux de l’alimentation

L’état français s’est fortement engagé à soutenir les filières de qualité et les investissements par le PCAE avec le déblocage de 1 Milliards d’€. L’objectif  est de regagner des parts de marché sur le RHD et de développer la découpe en produit sous signe de qualité.

 

Quelles perspectives pour les éleveurs en 2018 ?

 

Les perpectives au niveau vendéen sont plutôt bonnes. La demande est forte notamment en poulet label, bio et en canards. Le maintien d’une céréale à un faible niveau de prix reste un atout pour la stabilité des marges.

Les pressions sur  les élevages afin qu’il modifie leur système est forte :

  • Bien-être (mise en place de fenêtres, réduction des densités),
  • Réduction des produits vétérinaires,
  • Réduction des émissions polluantes (Normes IED).

 

Ces évolutions sont souvent nécessaires afin de répondre aux demandes sociétales. Cependant, les éleveurs attendent un soutien au niveau des marges pour faire face à ces nouveaux investissements.

 

Eric Egron
Conseiller CERFRANCE Vendée

 

Retrouvez un résumé en vidéo :

 

Retrouvez les résultats 2017 Vendéens ainsi que les perspectives 2018 par les conseillers spécialisés Cerfrance Vendée. Pour télécharger, l’ensemble des résultats cliquez-ici.

Dossier de réexamen des élevages de plus de 40 000 volailles

Dossier de réexamen des élevages de plus de 40 000 volailles

Les élevages de volailles de plus de 40 000 places doivent réaliser un dossier de réexamen de leur autorisation d’Installation Classée dans la cadre de la DirectiDofve IED (Industrial Emission Directive) de réduction des émissions polluantes.

La directive IED impose le respect des Meilleures Techniques Disponibles (MTD) définies par filière. Dans un premier temps, vous devez vous positionnez vis-à-vis des 34 MTD et planifier une mise en conformité à réaliser avant 2021. Les MTD concernent les bâtiments d’élevage, l’alimentation des animaux, l’utilisation de l’eau & de l’énergie, le stockage et l’épandage des effluents.

Avec la nouvelle version des MTD publiée en février dernier, l’obligation de moyens s’étend à une obligation de résultats sur le volet excrétion d’azote et de phosphore mais aussi sur les émissions d’ammoniac au niveau des bâtiments. En effet, il est imposé des valeurs limites d’émission qui sont définis par catégorie animale.

Vous avez dû recevoir un mail vous indiquant l’ouverture du télé service sur le site Ministériel. Si votre numéro SIRET est impair, vous devez faire votre déclaration en ligne avant avril 2018 et si votre n° SIRET est pair avant février 2019.

Si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche de réexamen de votre autorisation ICPE, les conseillers environnement de Cerfrance Vendée vous proposent leur expertise.

N’hésitez pas à consulter les résultats économiques sur la filière volaille pour la région Pays de la Loire ici : https://www.agriculteurs-85.fr/Resultats-Volailles

 

Analyses et perspectives agricoles 2017

Analyses et perspectives agricoles 2017

Télécharger gratuitement le livret « Analyse et perspectives agricoles 2017 »

Le livret est rédigé par nos conseillers Cerfrance spécialisés en agriculture, il a pour objet de vous présenter l’analyse et les perspectives des différents filières agricoles : production laitière, production caprine, production porcine, aviculture, cuniculture, les grandes cultures et les productions végétales.

Télécharger le gratuitement

Observatoire économique : Aviculture, Cuniculture

Observatoire économique : Aviculture, Cuniculture

 

 

 

 

 

 

Résultats économiques et financiers

En 2016, le résultat moyen d’exercice s’affiche à 23 700 € par actif familial. C’est une hausse de 3 900 € par rapport à 2015.
Malgré la compétitivité des importations de viandes de volailles européennes sur le marché français et une filière perturbée par l’influenza aviaire, le dynamisme de la consommation intérieure permet de limiter l’érosion des prix de reprise.

 

 

 

 

Les baisses du prix de l’aliment et de la charge en combustible compensent les moins bons prix de reprise.
Une meilleure rotation des lots et l’augmentation des surfaces de poulailler dans certains élevages permettent l’amélioration des marges brutes avicoles globales.

La consommation de viande de lapin poursuit son repli en France (-8 % entre 2015 et 2016 d’après l’ITAVI). Cette conjoncture pèse sur la rentabilité des élevages : la réduction du prix au kg oriente les marges brutes à la baisse malgré la diminution du coût alimentaire liée à celle prix de l’aliment.

 Pour en savoir plus télécharger gratuitement notre livre blanc :

« Analyse et perspectives – Économie rurale régionale »

 

Résultats : Découvrez les résultats partiels 2016 des exploitations agricoles

Résultats : Découvrez les résultats partiels 2016 des exploitations agricoles

Comme chaque année, les délégués Cerfrance Vendée ainsi que les acteurs des filières agricoles, étaient invités pour la présentation des 1ers résultats partiels 2016 des exploitations agricoles Vendéennes.

Ces résultats sont partiels et permettent d’avoir une 1ère vision des résultats économiques agricoles en Vendée. Présenté par Production, vous pouvez consulter le document de synthèse en cliquant sur l’image ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

Ce temps fort a également été filmé.

Ecoutez l’analyse et la présentation complète de nos conseillers ICI

 

 

 

 

Transmission en direct : résultats économiques 2016 des exploitations agricoles vendéennes

Transmission en direct : résultats économiques 2016 des exploitations agricoles vendéennes

Les conseillers de Cerfrance Vendée organisent  une réunion d’information-débat sur les résultats agricoles vendéens 2016 mardi 21 mars de 09 h 45 à 12h.

A la suite de cette présentation, des agriculteurs participeront à une table ronde, animée par Sandra Billy, animatrice sur TV Vendée, sur le thème « la réussite est dans le pré ».

L’occasion également de présenter les résultats du 1er baromètre 2017 des agriculteurs Vendéens.

Vous êtes intéressé par cet événement ? Inscrivez vous ICI pour recevoir le lien;

Amortissement exceptionnel des bâtiments d’élevage

Amortissement exceptionnel des bâtiments d’élevage

L’amortissement exceptionnel consiste à amortir 40% du prix du bâtiment linéairement sur 5 ans, puis d’amortir le solde sur la durée restante.

Cette mesure permet donc d’amortir plus rapidement un bâtiment d’élevage et d’économiser de la MSA et de l’impôt les 5 premières années. Par contre l’amortissement sera plus faible les années suivantes.

Il s’applique aux bâtiments affectés aux activités d’élevage (construits ou achetés), aux matériels et installations destinés au stockage des effluents d’élevage et aux travaux de rénovation.

L’amortissement exceptionnel concerne les achats, constructions et travaux réalisés entre le 01/01/2016 et le 31/12/2017.

Le dispositif concerne les entreprises au bénéfice réel ou à l’impôt sur les sociétés, il est optionnel et doit être comptabilisé au plus tard au cours du 3ème exercice suivant celui de la construction, de l’achat ou de la réalisation des travaux de rénovation.

Pour en savoir +, rdv sur : www.agrizone.net/news/comment-amenager-vos-batiments-d-elevage-bovin.75

FAC 2 élevage : qui est concerné et comment procéder ?

FAC 2 élevage : qui est concerné et comment procéder ?

Il n’est pas nécessaire d’avoir bénéficié du FAC viande, porc ou élevage de l’automne 2015 pour bénéficier du FAC 2 élevage. Le FAC 2 élevage consiste en la prise en charge partielle des frais liés à une garantie BPI ou à une restructuration bancaire éligible au dispositif. Dans ce cas, le premier interlocuteur à contacter pour savoir si vous êtes éligible est votre banque. Les dossiers sont à déposer jusqu’au 31 octobre 2016.

 

Dernière minute

Un communiqué du ministère de l’agriculture daté du 7 juin, nous informe :

  • Que la date de dépôt de la mesure « année blanche bancaire » permettant la restructuration totale ou partielle de la dette des éleveurs et des agriculteurs en difficulté est prolongée jusqu’au 31 octobre 2016, pour permettre de traiter les dossiers déposés tardivement.
  • Que, les 47 000 éleveurs les plus en difficulté bénéficieront de près de 210 millions d’euros d’aides nationales et communautaires. Les derniers paiements interviendront d’ici la fin du mois de juin. Simultanément, un complément d’aide communautaire sera versé à chaque bénéficiaire du fonds d’allègement des charges (FAC), à hauteur de 16% des aides déjà versées, et d’une somme forfaitaire de 400 € environ par dossier.

 

 

Rappel : Le FAC élevage de l’automne dernier comportait 3 volets :

         Le volet a, correspondant à la prise en charge partielle des intérêts d’emprunts ; ce dossier est clos.

         Le volet b, correspondant à la prise en charge partielle du coût de la garantie BPI

         Le volet c, correspondant à la prise en charge partielle des surcoûts liés à une restructuration bancaire.

Le FAC 2 élevage est le prolongement des volets b et c du FAC jusqu’au 30/06/2016. Il ne concerne donc que les exploitations ayant fait l’objet d’une garantie BPI ou d’une restructuration bancaire éligible au dispositif. Voir la dernière newsletter pour plus d’informations.

NB : Les éleveurs peuvent ne pas avoir été éligibles au FAC en 2015, et être éligibles au FAC 2 élevage.

Pour les exploitations éligibles, le processus de constitution et de dépôt des dossiers défini par la cellule d’urgence est le suivant :

1-   L’exploitant demande à sa banque s’il est éligible au dispositif. Si oui la banque fournit l’annexe 5 du dossier FAC 2 (annexe sur laquelle les coûts liés à la restructuration bancaire sont précisés)

2-   L’exploitant demande à la DDTM sa situation au regard des aides « de minimis » et complète l’annexe 1 du dossier FAC 2 en reportant le montant fourni par la DDTM et en ajoutant éventuellement les crédits d’impôt « bio » et « remplacement » perçus sur les 3 dernières années

3-   L’exploitant demande à Cerfrance Vendée de compléter le dossier FAC 2 et d’attester les données comptables

4-   L’exploitant dépose son dossier complet à la DDTM (formulaire attesté par Cerfrance Vendé + annexe 5 fournie par la banque + annexe 1 « de minimis » complétée)