par Céline Vailhen | Mar 20, 2017 | Bovin, Bovin Laitier, Caprin, Cuniculture, Grandes Cultures, Porc, Références Économiques, Volaille
Les conseillers de Cerfrance Vendée organisent une réunion d’information-débat sur les résultats agricoles vendéens 2016 mardi 21 mars de 09 h 45 à 12h.
A la suite de cette présentation, des agriculteurs participeront à une table ronde, animée par Sandra Billy, animatrice sur TV Vendée, sur le thème « la réussite est dans le pré ».
L’occasion également de présenter les résultats du 1er baromètre 2017 des agriculteurs Vendéens.
Vous êtes intéressé par cet événement ? Inscrivez vous ICI pour recevoir le lien;
par Céline Vailhen | Mar 10, 2017 | Aides, Bovin
Le ministère a mis en place une aide de 150 € pour les jeunes bovins mâles légers, le 21 décembre 2016. Les premiers animaux vendus pourront bientôt être déclarés et le ministère a élargi la période éligible jusqu’au 30 avril 2017. Lire la suite.
Les conditions d’octroi sont inchangées, les animaux éligibles sont :
- des jeunes bovins mâles,
- issus de race allaitante ou croisés (un des deux parents issu d’une race à viande),
- élevés en France métropolitaine,
- âgés de 13 à 24 mois à la date de l’abattage si l’animal est abattu en France métropolitaine ou à la date de l’émission du certificat sanitaire si l’animal est exporté,
- de moins de à 360 kg de poids de carcasse (animaux abattus en France métropolitaine) ou de moins de 680 kg de poids vif (animaux exportés destinés à l’abattage, les animaux exportés destinés à l’engraissement ne sont pas éligibles).
Initialement, la date d’abattage (ou la date de vente à l’exportateur) devait être comprise dans la période du 1er janvier 2017 au 28 février 2017. C’est la période dite 1.
Une deuxième période a été ouverte, la date d’abattage (ou la date de vente à l’exportateur) doit être comprise dans la période du 1er janvier 2017 au 30 avril 2017. C’est la période dite 2.
Quand déposer une demande d’aide ?
Les éleveurs pourront déposer une demande d’aide
– du 3 au 14 avril 2017, pour la première période ;
– du 2 mai 2017 au 31 mai 2017 pour la période appelée « période 2 » (1er janvier au 30 avril).
La demande est à déposer par une procédure dématérialisée mis en ligne sur le site de FranceAgriMer : www.franceagrimer.fr/filiere-viandes/Viandes-rouges
(section aides/aides de crise).
par Céline Vailhen | Fév 13, 2017 | Aides, Bovin Laitier
Dans le cadre du pacte de consolidation et de refinancement des exploitations, une aide laitière aux éleveurs a été instaurée. Cette aide est de 1 000 €, avec application de la transparence pour les GAEC.
Les bénéficiaires du plan de soutien de l’élevage ( aide laitière) entrent en principe automatiquement dans la procédure sans démarche supplémentaire sauf cas particuliers.
Vous n’avez pas de démarche à effectuer dans les cas suivants :
• Vous avez reçu un courrier de France Agrimer et un paiement.
• Votre GAEC a perçu un paiement sans application de la transparence : ne déposez pas de demande complémentaire, surveillez les versements. Si vous n’avez pas reçu de paiement, vous pouvez contacter la DDTM.
• Vous avez reçu un courrier de France Agrimer fin décembre 2016 ou début 2017, avec une prévision de paiement début février. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez contacter la DDTM.
Vous avez une démarche à faire dans le cas suivant :
• Vous n’avez reçu ni courrier, ni paiement, vous devez déposer un formulaire de demande. http://www.vendee.gouv.fr/IMG/pdf/formulaire-aide-laitiere.pdf
• Si vous avez bénéficié du plan de soutien à l’élevage (versement FAC), vous pouvez remplir le dossier, et l’envoyer directement à la DDTM de Vendée
• Si vous n’avez pas bénéficié du plan de soutien à l’élevage, vous devez remplir une condition supplémentaire : baisse de l’EBE 2016 d’au moins 20 % par rapport à la moyenne des 5 années précédentes, en excluant la plus petite et la plus forte valeur.
Pour cela nous devons attester cette baisse sur votre formulaire de demande. Nous vous invitons à contacter Cerfrance.
par Céline Vailhen | Fév 13, 2017 | Aides, Bovin Laitier
Les éleveurs laitiers qui avaient demandé l’aide à la réduction temporaire de production laitière à l’automne 2016 reçoivent actuellement de FranceAgriMer les dossiers de demande de paiement de cette aide.
Ces documents sont pré-remplis avec les éléments déclarés à l’automne et éventuellement les informations transmises par les laiteries concernant les volumes de lait livrés sur la période.
Le courrier de retour de cette demande de paiement de l’aide doit parvenir à FranceAgriMer. Au plus tard le 14/02/2017 (date limite de réception des courriers) pour la période 1 (octobre, novembre et décembre 2016) et le 17/03/2017 pour la période 2 (novembre et décembre 2016 et janvier 2017).
par Céline Vailhen | Déc 11, 2016 | Bovin, Bovin Laitier, Caprin, Cuniculture, Grandes Cultures, Porc, Volaille
Téléchargez le livre blanc des références économiques 2016 ici : Références économiques 2016


par Céline Vailhen | Oct 12, 2016 | Aides, Bovin Laitier
Les périodes pour demander l’aide à la réduction de production laitière sont connues
Les délais pour déposer une demande sont définis jusque la fin 2016 : 12 octobre, 9 novembre et 7 décembre.
Les prochaines dates de dépôt de dossiers pour demande d’aide à la réduction de production laitière sont les suivantes :
- le 12 octobre 2016 à 12 heures pour la deuxième période de réduction, qui couvre les mois de novembre et de décembre 2016, ainsi que le mois de janvier 2017
- le 9 novembre 2016 à 12 heures pour la troisième période de réduction, qui couvre les mois de décembre 2016 et de janvier et février 2017
- le 7 décembre 2016 à 12 heures pour la quatrième période de réduction, qui couvre les mois de janvier, février et mars 2017.
Le trimestre concerné sera comparé au même trimestre n-1.
Les dossiers seront retenus sous réserve d’un budget suffisant. Sachant que 98,9 % de l’enveloppe a été consommée par les demandes de la première période achevée au 21 septembre, toutes les nouvelles demandes risquent de ne pas être servies, sauf à ce que l’UE revoit son enveloppe.
Des demandes successives sont possibles, mais sans couvrir un même mois. Un demandeur qui introduit une demande pour la première période de réduction peut également introduire une demande pour la quatrième période de réduction.
par Céline Vailhen | Sep 8, 2016 | Aides, Bovin Laitier
Dans le cadre du plan de régulation de la production laitière, une aide européenne est accordée aux éleveurs qui décideront de diminuer leur production de lait.
Les conditions pour bénéficier de la compensation financière :
- Avoir livré du lait en juillet 2016
- Réduire sa production de lait sur le dernier trimestre 2016 par rapport au dernier trimestre 2015. Trois autres périodes de réduction sont proposées sur 2017 sous réserve d’un budget suffisant
- Déposer sa demande avant le 21/09/2016 (pour la première période)
Le volume de lait concerné :
- Minimum : 1 500 kg par exploitation
- Maximum : 50 % du volume produit au 4ième trimestre 2015 (T4)
Le montant de l’aide :
- 140 €/ t de lait non produit, dans la limite de 50% du volume produit en T4 2015
- Un complément de 100 €/t est alloué à la première tranche de réduction allant jusqu’à 5 % du volume produit en T4 2015. Ainsi, pour ces volumes de lait concernés, l’aide atteint 240 €/t.
- Le montant de l’aide est dégressif en cas de non respect des engagements de réduction
Exemple :
| Volume produit au 4ième trim. 2015 |
150 000 l |
150 000 l |
| Volume produit au 4ième trim. 2016 |
137 000 l |
143 000 € |
| Réduction de production |
13 000 l |
7 000 l |
| Aide de 140 €/t (144,20€/1000 l) |
1 875 € |
1 009 € |
| Complément 100 €/t (103 €/1000 l) limité à 5 % de T4 2015 |
772 € |
721 € |
| Montant total de l’aide |
2 493 € |
1 730 € |
| Montant moyen par 1000 L |
203,6 € |
247,2 € |
Le dépôt de la demande d’aide, deux formules :
- Une demande groupée via votre laiterie ou votre Organisation de Producteurs (OP) à laquelle vous aurez donné mandat et précisé votre engagement de réduction de volume
- Ou une demande individuelle à réaliser sur le site FranceAgriMer tout en informant la laiterie du dépôt de la demande et du volume de réduction engagé.
Attention, choisir l’une des deux options, dans le cas de demandes déposées par les deux canaux, le dossier sera rejeté.
Quelles conséquences pour l’exploitation ?
Cette aide va accompagner les élevages pour lesquels la production laitière est amenée à baisser indépendamment de l’incitation à la réduction :
- Des fourrages 2016 en quantité et qualité inférieures à la récolte 2015
- Recherche d’amélioration de la qualité du lait passant par la réforme d’animaux
- …
L’opportunité peut être également saisie pour améliorer l’efficience de son système alimentaire : produire du lait avec une ration équilibrée sans hésiter et s’interroger sur le niveau d’apport de concentrés de production qui doit se raisonner en fonction du prix du lait.
Quelques signaux de marché favorables incitent à la vigilance : préserver son potentiel de production pour 2017 et profiter de l’amélioration de la conjoncture.
Un point avec votre conseiller technique peut être pertinent avant tout engagement.
Au niveau de la trésorerie :
L’aide représente un apport de trésorerie, mais pas avant avril 2017.
Un coefficient stabilisateur sera appliqué au montant de l’aide en cas de dépassement du budget.
par Céline Vailhen | Juil 5, 2016 | Bovin, Bovin Laitier, Caprin, Cuniculture, Porc, Volaille
L’amortissement exceptionnel consiste à amortir 40% du prix du bâtiment linéairement sur 5 ans, puis d’amortir le solde sur la durée restante.
Cette mesure permet donc d’amortir plus rapidement un bâtiment d’élevage et d’économiser de la MSA et de l’impôt les 5 premières années. Par contre l’amortissement sera plus faible les années suivantes.
Il s’applique aux bâtiments affectés aux activités d’élevage (construits ou achetés), aux matériels et installations destinés au stockage des effluents d’élevage et aux travaux de rénovation.
L’amortissement exceptionnel concerne les achats, constructions et travaux réalisés entre le 01/01/2016 et le 31/12/2017.
Le dispositif concerne les entreprises au bénéfice réel ou à l’impôt sur les sociétés, il est optionnel et doit être comptabilisé au plus tard au cours du 3ème exercice suivant celui de la construction, de l’achat ou de la réalisation des travaux de rénovation.
Pour en savoir +, rdv sur : www.agrizone.net/news/comment-amenager-vos-batiments-d-elevage-bovin.75
par Céline Vailhen | Juin 6, 2016 | Bovin, Bovin Laitier, Caprin, Cuniculture, Volaille
Il n’est pas nécessaire d’avoir bénéficié du FAC viande, porc ou élevage de l’automne 2015 pour bénéficier du FAC 2 élevage. Le FAC 2 élevage consiste en la prise en charge partielle des frais liés à une garantie BPI ou à une restructuration bancaire éligible au dispositif. Dans ce cas, le premier interlocuteur à contacter pour savoir si vous êtes éligible est votre banque. Les dossiers sont à déposer jusqu’au 31 octobre 2016.
Dernière minute
Un communiqué du ministère de l’agriculture daté du 7 juin, nous informe :
- Que la date de dépôt de la mesure « année blanche bancaire » permettant la restructuration totale ou partielle de la dette des éleveurs et des agriculteurs en difficulté est prolongée jusqu’au 31 octobre 2016, pour permettre de traiter les dossiers déposés tardivement.
- Que, les 47 000 éleveurs les plus en difficulté bénéficieront de près de 210 millions d’euros d’aides nationales et communautaires. Les derniers paiements interviendront d’ici la fin du mois de juin. Simultanément, un complément d’aide communautaire sera versé à chaque bénéficiaire du fonds d’allègement des charges (FAC), à hauteur de 16% des aides déjà versées, et d’une somme forfaitaire de 400 € environ par dossier.
Rappel : Le FAC élevage de l’automne dernier comportait 3 volets :
– Le volet a, correspondant à la prise en charge partielle des intérêts d’emprunts ; ce dossier est clos.
– Le volet b, correspondant à la prise en charge partielle du coût de la garantie BPI
– Le volet c, correspondant à la prise en charge partielle des surcoûts liés à une restructuration bancaire.
Le FAC 2 élevage est le prolongement des volets b et c du FAC jusqu’au 30/06/2016. Il ne concerne donc que les exploitations ayant fait l’objet d’une garantie BPI ou d’une restructuration bancaire éligible au dispositif. Voir la dernière newsletter pour plus d’informations.
NB : Les éleveurs peuvent ne pas avoir été éligibles au FAC en 2015, et être éligibles au FAC 2 élevage.
Pour les exploitations éligibles, le processus de constitution et de dépôt des dossiers défini par la cellule d’urgence est le suivant :
1- L’exploitant demande à sa banque s’il est éligible au dispositif. Si oui la banque fournit l’annexe 5 du dossier FAC 2 (annexe sur laquelle les coûts liés à la restructuration bancaire sont précisés)
2- L’exploitant demande à la DDTM sa situation au regard des aides « de minimis » et complète l’annexe 1 du dossier FAC 2 en reportant le montant fourni par la DDTM et en ajoutant éventuellement les crédits d’impôt « bio » et « remplacement » perçus sur les 3 dernières années
3- L’exploitant demande à Cerfrance Vendée de compléter le dossier FAC 2 et d’attester les données comptables
4- L’exploitant dépose son dossier complet à la DDTM (formulaire attesté par Cerfrance Vendé + annexe 5 fournie par la banque + annexe 1 « de minimis » complétée)
par Céline Vailhen | Avr 23, 2015 | Bovin Laitier
En tant que producteur laitier, vous pouvez obtenir le remboursement de la TFA (Taxe fiscale affectée) payé entre 2008 et 2011.
Entre 2008 et 2011 vous avez dépassé vos références laitières et avez à ce titre payé la TFA (Taxe Fiscale Affectée) ? Sachez que vous pouvez être remboursé de ces règlements en déposant une demande par courrier recommandé avec accusé de réception avant le 1er janvier 2019 à :
Monsieur l’Agent Comptable de FranceAgriMer – 12 rue Henri Rol Tanguy / TSA 80 008 – 93 555 Montreuil Cedex.
En retour, les services de FranceAgriMer vous adresseront un formulaire de demande de remboursement précisant les pièces justificatives à joindre au dossier.
par Céline Vailhen | Avr 23, 2015 | Bovin Laitier
Vous avez potentiellement une demande d’attribution de références vaches allaitantes dans les situations de subrogation depuis le 15 mai 2013 (changement juridique, , fusion, scission, héritage), mais aussi en cas de force majeure, de reprise totale d’un atelier à un cédant, en cas d’augmentation du nombre de vaches allaitantes entre le 15/11/2013 et le 15/05/2015 et en cas d’augmentation prévue dans le PDE d’un JA.
Ces déclarations se réalisent sur formulaire papier.
par Céline Vailhen | Jan 9, 2015 | Bovin, Références Économiques
Pour les exploitations qui ont connu des ruptures juridiques en 2013 et 2015, le ministère de l’agriculture prévoit de traiter ces événements par « subrogation » : transformation juridique d’une exploitation, scission ou fusion d’exploitation, héritage.
Le ministère de l’agriculture ne prévoyait pas de conserver les références vaches allaitantes basées sur l’année 2013, pour les exploitations qui avaient connues des ruptures juridiques en 2013 et 2015.
Récemment, il a annoncé que ces évènements seraient traités par « subrogation » : transformation juridique d’une exploitation, scission ou fusion d’exploitation, héritage. Par exemple une exploitation individuelle qui se transforme en EARL conserverait sa référence 2013. Elle sera transmise à la forme sociétaire EARL.
par Céline Vailhen | Sep 9, 2014 | Cuniculture
Exploitation moyenne spécialisée

Résultats économiques et financiers
Avec un résultat d’exercice de 20 500 €/UTAF, la rentabilité des élevages de volailles diminue sensiblement. La production de poulets est toujours favorisée par une bonne dynamique à l’exportation alors que le marché de la dinde s’effrite. De plus, la conjoncture en canards se dégrade.
L’évolution défavorable du coût alimentaire, et l’impossibilité de répercuter cet effet sur les prix de vente engendre une réduction du niveau des marges brutes au m² chez les éleveurs..

Les marges brutes au m2
En 2013, les marges brutes diminuent dans l’ensemble des productions.
Le canard souffre de manière conséquente


Critères technico-économiques en lapins
Les niveaux de marge brute 2013 se maintiennent au niveau de 2012. la valorisation des lapins s’adapte au coût alimentaire pour assurer un relatif maintien des marges.

par Céline Vailhen | Sep 9, 2014 | Porc
Exploitation moyenne spécialisée

Les exploitations porcines spécialisées en Pays de la Loire ont réalisé en 2013 des investissements significatifs pour mettre aux normes bien être leur outil et le moderniser. Contrairement aux années précédentes, le capital d’exploitation par truie enregistre donc une hausse de 15 à 20 % et le niveau d’annuités dépasse les 400 € en moyenne par truie.
Avec 172 truies présentes, la taille de l’élevage naisseur engraisseur spécialisé a connu une hausse de 35 % en 10 ans. Celle-ci est liée à l’arrêt de petits élevages, et au développement des ateliers restants. Dans le même temps, la productivité de la main d’œuvre a évolué moins vite (+ 9 %) : le choix de recourir à des salariés a sans doute limité la capacité d’investissement dans l’amélioration de l’efficacité de la main d’œuvre.

Résultats économiques et financiers
En juillet 2013, le résultat net par UTAF des producteurs spécialisés s’élève à 36 200 €. Il est en baisse de 6 000 € en un an avec les reculs simultanés des marges cultures de vente et de la marge sur l’atelier porc.
Le taux d’endettement global est en retrait d’un point. Les dettes à moyen terme progressent suite à la hausse des investissements et les dettes à court terme s’accroissent à nouveau sous l’effet de la forte augmentation du prix de l’aliment en 2013. Toutefois, les résultats diminués des prélèvements privés maitrisés des exploitants ont permis de conforter les capitaux propres des élevages.
La trésorerie nette globale chez les éleveurs naisseurs engraisseurs spécialisés se dégrade de 30 € par truie en un an. 36 % des élevages se situent au-delà du plafond de leur ouverture de crédit. La conjoncture 2013 a fragilisé à court terme les élevages au moment où ceux-ci devaient investir pour garantir leur accès au marché.
Prix du porc et coût de l’aliment

Au Marché du Porc Breton, le prix moyen pour l’année 2013 s’établit à 1,464 € du kg de carcasse, soit une progression d’un centime par rapport à 2012.
La morosité de la consommation européenne et les difficultés à l’export à partir de l’automne ont stoppé la hausse du prix du porc consécutive à la baisse de production dans la plupart des états membres de l’Union.
Le prix de l’aliment IFIP pour les porcs à l’engrais se situe à 290 € la tonne sur 2013, soit une hausse de 23 €. Il a progressé plus vite (+ 9 %) que le prix de vente au MPB (+ 1 %).
Critères technico-économiques

En 2013, le coût de revient atteint 1,717 € par kg de carcasse. Il est en hausse de 18 cts entre juillet 2013 et juillet 2012. Malgré des performances techniques en légère progression, l’augmentation du prix de l’aliment est directement responsable d’une hausse du coût alimentaire de 13 cts du kg. Contrairement aux années précédentes, les charges de structure augmentent et ceci impacte de + 3 cts le coût de revient.
Coût de revient en 2013 : 1,717 € / kg de carcasse

Avec un prix de l’aliment en hausse (le coût alimentaire représente 64% du coût de revient), l’indice de consommation global (ICG) est le premier levier d’optimisation économique devant la productivité des truies. Une baisse de 0,1 point d’ICG équivaut à un gain de 70 € de marge brute par truie présente ou 13 000 € pour l’élevage moyen.
En juillet 2013, le prix de vente perçu par l’éleveur (1,647 € / kg) ne permet pas de faire face au coût de revient ; il manque en moyenne 7 cts du kg de carcasse. Autrement dit, deux éleveurs sur trois sont dans l’incapacité de rémunérer en totalité leur main d’œuvre.
Sur le premier semestre 2014, la baisse du prix de l’aliment (- 10 € la tonne par rapport au 1er semestre 2013) semble insuffisante compte tenu de la nouvelle dégradation du marché du porc (fermeture des frontières russes au porc européen).
Cependant, les perspectives de consommation favorables à moyen terme (marchés asiatiques en particulier) doivent inciter la filière française à se mobiliser pour être en capacité d’exporter et pour mieux gérer la double volatilité prix de vente du porc / prix de l’aliment. C’est à ces conditions que les éleveurs de notre région retrouveront de la visibilité pour se positionner en terme de stratégie et pour profiter des embellies de conjoncture à venir.
par Céline Vailhen | Sep 9, 2014 | Caprin
Exploitation moyenne spécialisée

Deuxième région productrice de lait de chèvres, les Pays de la Loire se distinguent par des tailles de troupeaux très élevées : plus de 340 chèvres (260 au niveau national). Chez les éleveurs spécialisés, nous atteignons 424 chèvres.
Répartition des élevages en fonction de leur taille

Concernant la taille des élevages Ligériens, plus des deux tiers détiennent encore moins de 300 chèvres, mais la part de très grands troupeaux augmente significativement.
Résultats économiques et financiers
En 2013, le résultat net s’élève à 13 800 €. La rentabilité des élevages recule sévèrement pour la deuxième année consécutive. Le prix du lait ne s’améliore qu’en fin d’année. D’autre part, le coût alimentaire poursuit sa hausse, pénalisant les élevages, et notamment ceux ayant opté pour des rations sèches.
