Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production caprine pour les années à venir.
Après une année 2023 encourageante, 2024 réamorce une baisse
En 2024, si le prix du lait progresse peu, des postes de charges varient beaucoup : le coût alimentaire retrouve un niveau plus bas et la hausse des charges de structure se poursuit sur certains postes (mécanisation, main d’oeuvre). Le revenu dégagé se retrouve ainsi à son plus bas niveau depuis 5 ans. Le contexte économique tend les trésoreries et amène à la prudence, avec un impact direct sur la baisse des investissements.
La télédéclaration concernant les aides dédiées aux ovins, caprins et bovins est ouverte depuis le 1er janvier 2025. Pour réaliser la demande d’aide, connectez-vous avec vos identifiants sur le site TéléPAC.
Spécificités des aides pour les ovins et caprins :
Comme chaque année, la date limite de demande pour les ovins et caprins est fixée au 31/01/2025.
Pour rappel, les conditions d’éligibilité de l’aide ovine sont :
Être agriculteur actif
Déclarer au moins 50 brebis éligibles
Maintenir l’effectif déclaré pour toute la période de détention obligatoire (100 jours soit du 1er février au 11 mai 2025 inclus)
Respecter le ratio national de 0,5 agneau né ou vendu/brebis/an (le nombre de brebis étant l’effectif présent au 01.01) pour que le maximum d’animaux soit éligible.
Être enregistré à l’EDE
Pour être éligible à l’aide caprine, les conditions suivantes doivent être respectées :
Être agriculteur actif
Déclarer au moins 25 chèvres éligibles
Maintenir l’effectif déclaration pour toute la période de détention obligatoire (100 jours soit du 1er février au 11 mai 2025 inclus)
Être enregistré à l’EDE
Spécificités pour les bovins :
La date limite de dépôt de la demande d’aide bovine est le 15 mai 2025.
Les conditions d’éligibilité de l’aide bovine sont :
Être agriculteur actif
Détenir au moins 5 UGB à la date de référence 2025 (date de déclaration + 6 mois)
Être enregistré à l’EDE
Les notices sont disponibles sous télépac dans l’onglet « formulaire et notices 2025 ».
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la production caprine pour les années à venir.
Après une année 2022 moyenne, un exercice 2023 plus encourageant
Après une année 2022 marquée par une forte inflation généralisée, certains postes, des charges comme des produits, retrouvent des niveaux similaires au passé. Les produits progressent davantage que les charges, améliorant les résultats des exploitations orientées lait de chèvre.
Retrouvez ci-dessous l’analyse économique de nos experts et les perspectives de la filière caprine pour les années à venir.
L’analyse économique 2022 de la filière caprine
Cette année 2022 particulière aura eu pour effet d’accentuer les écarts entre les meilleurs et moins performants. Près de 1 exploitation sur 10 ne permet pas de rémunérer l’éleveur, quand d’un autre coté la proportion d’éleveurs qui dégagent plus de 20 000 €/an passent de 74 % en 2021 à 84 %. L’ensemble des résultats de la filière se trouvent ci-dessous :
Nos conseillers spécialisés Cerfrance Vendée ont réalisé une analyse des résultats technico-économiques 2020 des différentes filières agricoles vendéenne, dont la filière caprine.
Résultats économiques filière caprine
En moyenne, les 25 % des exploitations dégageant les meilleures marges brutes génèrent 184 €/1000L de plus que les 25 % les moins performantes.
Cet écart augmente de 26 € par rapport à l’an passé. L’augmentation du prix profite davantage aux exploitations performantes, bien que globalement les prix payés aux producteurs soient supérieurs de 27 €/1000l à l’année passée. La taille du troupeau ne semble pas être un critère de performance.
Tous les résultats de la filière sont ci-dessous :
Avec la fusion du PCAE et de la partie bien-être animal et biosécurité du plan de relance, de nouveaux critères et de nouveaux investissements ont été intégrés au cahier des charges de la filière élevage ruminant.
Quel est le seuils d’éligibilité au PCAE élevage ruminant ?
Le cheptel minimum est de 50 brebis (ovins) et de 45 chèvres (caprins).
Investissements Bien-être animal et biosécurité dans le cadre du PCAE élevage ruminant
Les projets qui seront éligibles à la partie du plan de relance sont les projets extérieurs (hors bâtiment). Quelques exemples :
Terrassement, dalles stabilisantes, etc.
Aires d’exercice, aire de transfert, etc.
Parc de contention, parc de tri avec aire stabilisée
Aménagement de chemin de pâturage, de clôture fixe ou mobile, etc.
Aménagement de plateforme d’équarrissage, bac d’équarrissage
Plus spécifiquement pour les veaux de boucherie, les investissements éligibles concernent la rénovation/ la construction du logement en dehors de l’alimentation et de l’abreuvement :
Les experts agricoles Cerfrance ont analysé pour vous l’impact du Covid-19 sur les tendances économiques nationales des différentes filières agricoles.
La tendance à la libéralisation des marchés a marqué les dernières décennies. L’Union Européenne poursuit cette tendance avec les accords du CETA et du Mercosur, où toutefois l’enjeu se focalise clairement autour des normes sur les modes de production. Prélude à une nouvelle conception en matière d’échange ? Nous voyons de grands pays agricoles, qui ont tout à gagner à la liberté des échanges, conduire des politiques qui évoluent vers moins de libéralisme : le cas des USA à ce titre est majeur et le blocage des instances de l’OMC ne va faire qu’accentuer le phénomène. Les grands pays d’Asie, quant à eux, prennent conscience que les produits agricoles doivent avoir un traitement à part dans la mondialisation. Les pays importateurs du Maghreb freinent leur ouverture aux pays de la Mer Noire car ils craignent d’être dépendants de zones dont ils connaissent mal les enjeux. On entend à nouveau parler de contrats étatiques qui engageraient des qualités et des volumes pour limiter les fluctuations de prix au consommateur.
Les indicateurs de marché en France sont positifs. Le prix du lait se maintient à un bon niveau. Après l’année 2017 marquée par des investissements importants dans les élevages caprins, en 2018 les projets semblent plus modérés. La maîtrise technique ou les accidents sanitaires expliquent les écarts de résultat. Les fourrages 2018 de faible qualité pourraient freiner la production de début de campagne 2019.